Code de conduite de l’Université de Moncton
Le Code donne un cadre à la relation entre corps professoral et la communauté universitaire, sans vraiment aller dans le détail quant aux limites à ne pas franchir - ce qui serait une bonne raison de demander l’avis de l’Ombud en cas de doute. N’empêche qu’on en apprend beaucoup sur la conduite attendue des profs:
1. Envers les personnes étudiantes:
Chaque prof doit « consciencieusement vouer ses efforts au développement de ses compétences intellectuelles et de ses talents d’enseignante et enseignant », ce qui signifie plus ou moins de faire des efforts concrets pour:
- réviser périodiquement sa matière d’après le progrès dans sa discipline;
- améliorer constamment sa présentation de la matière (difficile à mesurer quand on prend chaque cours une seule fois en principe, mais bon);
- encourager l’échange d’idées avec les personnes étudiantes en salle de classe;
- « s’efforcer d’être toujours juste avec les personnes étudiantes » et ne jamais les exploiter à son avantage;
- ne pas agir comme une “mauvaise influence”;
- maintenir la confidentialité de l’information sur « le progrès intellectuel, la vie privée, ou les idées politiques et religieuses d’une personne étudiante »;
- « s’efforcer d’être juste et objectif » si on l’appelle à se prononcer sur un cas;
- éviter les relations intimes avec les personnes étudiantes et, si elles se produisent, les déclarer à la direction de leur département/secteur et se retirer du processus d’évaluation de la personne étudiante;
- ne pas se placer en situation de conflit d’intérêt.
2. Envers les collègues:
- défendre et promouvoir le droit à la liberté universitaire;
- « être à la fois juste et objectif envers l’Employeur et envers [ses collègues] » s’il lui faut porter un jugement professionnel;
- maintenir la confidentialité des informations partagées en comité;
- « s’abstenir de dénigrer ses collègues et leurs compétences intellectuelles »;
- « reconnaître la contribution intellectuelle [de] ses collègues et [des] personnes étudiantes] à ses cours magistraux et à ses publications »
- éviter d’exploiter le travail bénévole de ses collègues pour son profit personnel;
3. Envers l’Université:
- établir clairement que ses vues personnelles n’engagent en rien l’Université;
- dévoiler (lorsque demandé) ses heures de travail accomplies pour le compte d’un autre employeur;
- éviter les conflits entre toute occupation secondaire et ses tâches à l’Université




