
par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets
Je ne vous avais pas oublié : j’attendais simplement que les nouvelles se produisent! Et je vous avouerai que je fais cet exercice plus par principe que par nécessité, car il ne s’est pas passé grand-chose dans le monde de l’éducation ces dernières semaines.
Le 12 novembre dernier, L’Étoile nous apprenant que Brian Gallant a déclaré au congrès du parti libéral qu’il compte faire de l’éducation une priorité, en «misant sur l’éducation et le développement des compétences pour relancer la province» (L’Étoile). LA nouvelle n’a été reprise par personne d’autre, ce qui soulève d’emblée des doutes. Comme de fait, quelques jours plus tard, une annonce faite sur le site du parti libéral (Parti libéral du N-B) indique que les priorités électorales de Gallant pourraient bien se trouver ailleurs. On vous revient avec cela dans un blog cette semaine, étant donné que tous les partis (oui, Alliance, toi inclus: astheure parle) dévoilent graduellement leurs programmes.
La saison du flip-floppage est ouverte, j’ai bien l’impression. On verra.
Autrement, pas grand chose : Mount Allison a besoin d’une meilleure sécurité sur le campus (il n’y a pas de personnel à temps plein affecté à ces tâches), et il semble que l’Université d’Ottawa soit déterminée à attirer plus d’étudiants internationaux.
En effet, l’Université d’Ottawa vient d’adopter une politique diminuant les frais des étudiants internationaux, qui seront désormais de 3000$ à 4000$ par session (Radio-Canada). Cela signifie que l’Université de Moncton ne sera plus l’option la plus économique pour les étudiants venant de l’étranger et désirant poursuivre des études postsecondaires en français. Tout cela sans dire qu’il est drôlement plus facile d’obtenir le statut de résidence permanente en Ontario qu’au N-B, pour qui serait enclin à demeurer au Canada après ses études… Du côté de l’Université de Moncton, ni inquiétudes, ni projet de réplique à la «campagne de séduction» d’Ottawa n’ont percé à ce jour.
Ailleurs dans la province, les opposants au gaz de schiste retenaient jusqu’à vendredi le 22 leur souffle, en attendant la décision de la Cour provinciale concernant l’injonction (la 2e en un mois) demandée par la gazière SWN Resources. Cette nouvelle injonction visait une fois encore à permettre à la compagnie de poursuivre sans entrave ses travaux d’exploration. Sans grande surprise, la Cour a tranché en faveur de SWN sur toute la ligne, sauf pour ce qui est des délais que SWN voulait voir imposés à la GRC pour intervenir et faire respecter l’injonction. Clairement, si on ne peut pas forcément dire que la démocratie recule, les manifestants, eux, n’auront plus le choix : ils devront respecter une zone-tampon de 250 mètres devant et derrière les camions de SWN.
Il convient de souligner l’intervention du journaliste Miles Howe d’Halifax comme témoin du côté des manifestants; le type a du cran et continue de chercher à montrer la vérité dans ce dossier de la manière la plus crue et directe possible. Suivez-le sur Facebook (https://www.facebook.com/miles.howe) ou Twitter (https://twitter.com/MilesHowe), ça vaut la peine si le dossier vous intéresse.
Quoi d’autre? Ah oui : ce lundi 25 novembre est jour d’élections complémentaires dans 4 circonscriptions fédérales, dont deux sont des châteaux-forts conservateurs, et les deux autres, libéraux. Ce sera l’occasion de voir à quel point le scandale du Sénat a pu ou non ternir le blason du chef conservateur, comme de voir si le charme de la Trudeaumanie opère encore (dans au moins un cas, Libéraux et Conservateurs seraient au coude-à-coude). De plus, le NPD compte bien jouer dur dans les circonscriptions libérales, où Thomas Mulcair voit la possibilité d’un gain.
En mon humble opinion, ce sera encore une fois une simple question de qui sera capable de faire sortir le vote, et non pas un échantillon représentatif de l’opinion publique.
Chialer, c’est plus que facile. C’est quand vient le temps de voter…




