
Revue de presse du 23 au 29 janvier par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets; aucune position officielle du C.A. de la FÉÉCUM ne devrait en être interprétée.
La dernière semaine fut marquée par une crise dont on peinera à trouver – du moins dans certaines régions – l’équivalent dans l’histoire récente de la province. À son pire, la tempête de verglas a privé d’électricité jusqu’à 133 000 abonnée d’Énergie N-B; au moment d’écrire ces lignes, 21 000 foyers, dont 16 000 dans la région de la Péninsule acadienne, étaient toujours sans électricité près d’une semaine après la tempête. Shippagan, le campus de l’Université de Moncton a servi des repas et servi de centre de réchauffement (Twitter). L’élan de solidarité suscité par la crise a de quoi réchauffer les cœurs même les plus gelés – bravo à nos concitoyen.ne.s qui ont su démontrer que la pire des situations saura encore faire ressortir le meilleur de nous-mêmes.
À Moncton, le groupe Symbiose a dénoncé la fermeture du Centre étudiant durant la panne de courant, citant le besoin d’un emplacement où les étudiants vivant dans les résidences du campus, ainsi que dans les quartiers environnants, pourront « se réchauffer et socialiser » advenant une panne majeure. Il est en outre suggéré dans le communiqué que la FÉÉCUM permette l’accès à sa banque alimentaire en situation d’urgence (Le Front). Le Centre étudiant était lui aussi privé d’électricité durant la panne.
Comme pour faire écho aux récents décrets du président Trump, le racisme s’est trouvé au centre de bien des nouvelles la semaine dernière, à commencer par l’apparition de croix gammées sur le campus de l’Université Mount Allison. Piétiné dans la neige du terrain de football, l’odieux symbole a tôt fait de bouleverser la communauté et d’être remplacé par un message d’espoir et de tolérance à l’initiative de l’administration (CBC). Les auteurs de l’acte, originaires de l’extérieur de la communauté de Sackville, ont été bannis du campus (Radio-Canada).
Ensuite, toujours à Mount Allison, une membre de l’exécutif étudiant a quitté ses fonctions en raison de ce qu’elle qualifie de racisme systémique. Critiquée pour son implication dans plusieurs causes environnementales et antiracistes, la vice-présidente externe Tina Oh a choisi de quitter l’organisation suivant une plainte à son égard quant à sa capacité de remplir son rôle. Deux autres membres ont également quitté dans un geste de solidarité (Argosy).
Dans la catégorie «reality check», UNB a appris par le biais d’un sondage mené auprès de 1200 étudiants à l’automne 2015 que 21% d’entre eux avaient été victimes d’agression sexuelle, un chiffre que l’administration a qualifié de «décourageant». Ayant adopté une politique en matière de violence sexuelle à l’automne 2016, UNB désire garder un portrait vivant de la situation sur son campus, et le sondage est à ce titre appelé à être répété d’année en année afin de mesure le progrès effectué (CTV). On peut au moins donner à UNB le mérite de voir les choses en face et d’agir de façon transparente – ce qui n’est pas donné à tout le monde.
D’ailleurs le Women’s Center à UNB a renouvelé sa demande pour un service permanent de soutien et de conseil aux victimes d’agression sexuelle. Pour le moment ce service est temporaire, suivant un contrat renouvelable annuellement et qui expire en avril 2017 (Brunswickan).
Et parlant de voir les choses en face, la CESPM a publié un rapport démontrant que l’obtention d’un diplôme universitaire coûte plus cher et prend plus longtemps que la majorité des étudiants de 12e année le prévoient. D’après le sondage de la Commission, 81% des élèves de 12e année prévoient terminer leur baccalauréat en 4 ans et 37% y parviennent, soit moins de la moitié; de même 50% pensaient devoir emprunter pour faire des études mais en réalité c’est près de 70% qui ont recours aux prêts (CBC).
Un peu dans la même veine, l’Association des collèges et universités privés du NB (ACUPNB), après avoir menacé sans y donner suite le gouvernement d’une poursuite dans le dossier de l’exclusion des étudiants du secteur privé du nouveau Programme d’aide aux études (PAÉ), a désormais accordé son soutien à un groupe de trois étudiants qui ont déposé une poursuite auprès du ministère de l’Éducation postsecondaires, de la Formation et du Travail (Radio-Canada).
Petite dernière : l’opposition s’organise au N-B contre la collecte de plasma sanguin par une clinique privée sur le point d’ouvrir ses portes, dans le but de « protéger l’intégrité et a sécurité de notre système national de collecte de sang ». Canadian Plasma Resources paierait entre 25$ et 100$ chaque don de plasma qui sera fait à sa nouvelle clinique de Moncton, ce qui augmenterait la compétition pour une ressource essentielle et limitée. (CTV).
Et voilà la dernière semaine en quelques lignes! Bon lundi!




