
Revue de presse du 9 au 21 janvier par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets; aucune position officielle du C.A. de la FÉÉCUM ne devrait en être interprétée.
Bon retour, tout le monde! Il s’est quand même passé quelques trucs assez intéressants depuis la fin du congé des Fêtes. Faisons donc un tour rapide de l’actualité en ce début de 2017 :
Au N-B, le gouvernement a annoncé que le salaire minimum, après l’entrée en vigueur de la hausse prévue qui le fera passer à 11$/heure en avril prochain, augmentera au rythme du coût de la vie par la suite. Le Front commun pour la justice sociale bien que favorable à la mesure, considère qu’elle ne suffira pas à sortir les Néo-Brunswickois démunis de la pauvreté. Pour ce faire, il faudrait d’abord un salaire de base raisonnable, que le groupe établit à 15$ de l’heure (Acadie Nouvelle).
On apprend aussi que le Programme d’aide aux études (PAÉ) a raté – et de loin – les cibles prévues pour sa première année (Acadie Nouvelle). Alors que le gouvernement prévoyait que 7100 étudiant.e.s accéderaient au PAÉ et que 50% des demandes d’aide financière y seraient admissibles on ne rapporte que 4952 bénéficiaires, qui comptent pour 36% des demandes traitées en 2016-2017. On a tenté d’y voir plus clair (FÉÉCUM) dans la mesure du possible, mais ce n’est pas évident quand le gouvernement ne publie pas ses données.
Au même moment, l’Association des collèges et universités privés du N-B exige des réponses du gouvernement, elle qui attend depuis huit mois que le Gouvernement donne suite à sa demande d’accès à l’information sur le PAÉ. Après avoir porté plainte au ministère, l’association considère désormais une poursuite judiciaire (Acadie Nouvelle). Rappelons que les étudiant.e.s des institutions postsecondaires privées du N-B ne sont pas admissibles au PAÉ.
La semaine aurait pu être difficile pour le gouvernement Gallant, si elle ne s’était pas terminée sur une annonce de 273 millions$ pour élargir la route 11 .
Du côté plus ensoleillé des choses, l’élection de Donald Trump à la présidence américaine aurait déclenché une vague d’enthousiasme pour nos institutions postsecondaires chez les étudiants américains: le nombre de demandes a plus que doublé dans la majorité des universités de la province comparé à pareille date l’an dernier (Acadie Nouvelle). À Moncton par contre, rien n’a changé.
Il pourrait cependant y avoir des changements à l’École de droit de l’Université de Moncton, qui déclare devoir ajouter un frais afférent de 1000$ sur les droits de scolarité afin de surmonter ses difficultés financières. Les fonds supplémentaires serviraient notamment à mettre en place une clinique juridique. Ce service serait offert par plusieurs Écoles de droit au pays, de pair avec un service de placement. Le doyen de l’École, Fernand De Varennes, fait valoir que Moncton est de loin l’école de Common Law la moins chère au pays à 5718$. La suivante sur la liste, lcelle de l’Université Victoria, se situe à 9393$ (Le Front). L’association étudiante de droit n’a pas encore pris position sur la proposition du doyen, qui devrait être mise en effet pour la prochaine année académique.
Pendant ce temps en Nouvelle-Écosse, Saint F-X a été nommée première dans la catégorie « party school » du magazine Maclean’s, ce qui ne fait pas exactement jubiler l’administration de l’établissement. On questionne notamment les moyens utilisés pour mesurer sa performance à ce chapitre (CTV).
Le Conseil du statut de la femme du Québec a appuyé la semaine dernière l’instauration d’une mesure de protection contre les violences sexuelles dans les bars de la province. L’Angel Shot, une consommation fictive qui est en fait un signal d’aider la personne qui le commande à rentrer chez elle en sécurité, est déjà utilisé dans plusieurs bars américains (Radio-Canada).
Toujours au Québec, le dépôt récent du rapport de la commission d’enquête sur les violences sexuelles en milieu universitaire a relancé le débat autour de la manière dont les institutions se chargent des plaintes et de la gestion d’un problème qui est, et on le constate, généralisé. Plus d’un tiers des personnes questionnées par l’étude ont été victime de violence sexuelle, et moins d’une victime sur dix dit avoir porté plainte à l’établissement fréquenté, pour des raisons allant de ne pas savoir à qui s’adresser jusqu’à la peur de représailles (Le Devoir).
La ministre de l’enseignement supérieure, Hélène David, dit vouloir mettre en place une loi-cadre sur les pratiques des campus en fait de violence sexuelle d’ici la fin 2017, dans le but de guider les pratiques des collèges et universités dans l’adoption des meilleures pratiques (La Presse).
Enfin, dans le grand Nord, des étudiant.e.s de l’Arctic College au Nunavut ont été expulsés de leur logement sur le campus avec un préavis d’une semaine seulement. Plusieurs ont eu la surprise d’apprendre, en rentrant du congé hivernal, que le programme d’études avait été coupé et qu’ils et elles devaient quitter l’institution (CBC). L’institution déclare que la décision fut prise fin décembre avant le départ des étudiant.e.s, mais qu’aucun avis ne leur a été envoyé.
Disons qu’on est loin du comité de révision des programmes de l’Université de Moncton, hein?




