
Revue de presse du 26 novembre au 2 décembre par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets; aucune position officielle du C.A. de la FÉÉCUM ne devrait en être interprétée.
Enseveli pour un bref moment sous la première neige de l’hiver, notre campus est demeuré plus ou moins assoupi cette semaine. Pas de nouvelles, bonne nouvelle, diront certains à n’en pas douter. Telle ne fut pas la situation ailleurs dans les Maritimes, cependant.
Les enseignant(e)s de la Nouvelle-Écosse ont débuté cette semaine leur grève du zèle (L'Actualité), ce qui signifie qu’elles et ils laisseront de côté les tâches supplémentaires et bénévoles – les activités parascolaires par exemple – pour s’en tenir strictement à leur description de tâches telle qu’elle figure sur leur contrat de travail. En principe, ça n’affecterait pas le milieu postsecondaire, sauf que ça survient au moment même où les étudiant(e)s en éducation se préparent à entreprendre leurs stages en milieu scolaire (CBC). Pour certains, comme les étudiants l’Université du Cap-Breton, les stages ne commenceront qu’en janvier, mais les préparatifs sont en cours pour les soutenir en cas de prolongation du conflit de travail (CBC).
En revanche, au Cap-Breton, l’association des profs envisage la possibilité de déclencher une grève si l’entente collective que le syndicat a ratifiée à 92% en novembre dernier devait être rejetée par l’Université. Le conseil des gouverneurs de l’institution doit se réunir le 9 décembre pour rendre sa décision, alors même que le recteur David Wheeler vient d’être placé en arrêt de travail pour des questions reliées à ses actions envers la gouvernance… Sans savoir les raisons de ce congé forcé, impossible de dire si elles sont ou non liées au contrat proposé au syndicat par l’Université (CBC).
À l’Université Dalhousie, l’institution est dans le processus d’acquérir un permis de brasseur et 50 000$ d’équipement afin de commercialiser les bières produites sur son campus, dans le cadre des travaux de l’Institut canadien des technologies de fermentation, qui a ses locaux à l’établissement néo-écossais (CBC). DAL y voit l’opportunité de promouvoir la consommation responsable chez les étudiant(e)s, et d’être un acteur important dans le soutien de l’économie bourgeonnante des microbrasseries dans la province.
À Fredericton, après des années de demandes venant des étudiant(e)s, UNB a accepté d’ajouter une semaine de lecture au semestre d’automne. Pour l’instant, il s’agit d’un projet-pilote d’une durée de 3 ans (CBC).
Et à Sackville, une membre de l’exécutif de MASU, Tina Oh, a été démise de ses fonctions de vice-présidente à l’AÉNB, suite à un vote de non-confiance tenu à huis clos (Argosy). Oh elle-même avait demandé à ce que le vote soit pris en assemblée et noté à l’ordre du jour, ce qui fut refusé. Elle doit demeurer représentante principale de MASU auprès de l’AÉNB, mais la situation soulève un bon nombre de questions parmi les étudiant(e)s de l’Université Mount Allison, qui se demandent en outre quelles ont été les raisons apportées à la table de discussion pour décider de retirer Oh de ses fonctions.
Enfin, en Alberta, le juge Robin Camp, qui avait demandé à une plaignante dans un cas d’agression sexuelle pourquoi elle ne s’était pas simplement fermé les jambes, a vu le Conseil canadien de la magistrature recommander qu’il soit retiré de ses fonctions. Dans son rapport de 116 pages, le Conseil a cité des inquiétudes vis-à-vis les répercussions possibles de l’inconduite de Camp, notamment sur la possibilité pour les autres juges d’acquitter des accusés sans devoir eux-mêmes être faire face à des accusations de sexisme, et sur l’érosion de la confiance du public envers le système judiciaire (CBC). Camp, qui s’attendait à la décision, a remercié les enquêteurs d’avoir pris le temps d’évaluer ses arguments. Il peut encore soumettre de nouvaux arguments en faveur de son maintien au Conseil, mais dans deux autres cas semblables, les juges fautifs ont remis leur démission avant que le Parlement ait dû agir pour les retirer..
Je me demande, quand il a comparu devant le Conseil, si on lui a demandé pourquoi il ne s’était pas simplement fermé la gueule?
Ba-dum-tsss, bonne fin de semaine!




