
Revue de presse du 24 au 30 septembre par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets; aucune position officielle du C.A. de la FÉÉCUM ne devrait en être interprétée.
Au cours de l’assemblée générale du Conseil des Gouverneurs de l’Université de Moncton, le 24 septembre, le recteur Raymond Théberge a promis de mettre en place « un mécanisme de défense » avant la fin de l’année universitaire (Radio-Canada). Disant que plusieurs options existent à part celle d’un ombudsman, le recteur a affirmé que l’Université travaille actuellement sur un code de conduite qui permettra de « gérer les plaintes par exemple concernant de l’intimidation ». L’ABPPUM et la FÉÉCUM ont répété leur volonté d’une structure qui soit entièrement indépendante de la structure administrative de l’Université.
Un article du Front a fait des vagues, en révélant que l’Université avait refusé une demande de la FÉÉCUM pour des heures réservées aux femmes au gymnase du CEPS. L’article a fait état du besoin et du soutien pour la demande chez les étudiantes (Le Front). Radio-Canada, qui a repris la nouvelle, a jeté un peu plus de lumière sur les raisons (principalement monétaires) du refus. Questionnée, la présidente de la FÉÉCUM a souligné que l’article 93 des Statuts et règlements de l’Université de Moncton (UMoncton) l’oblige à maintenir un comité permanent de la situation féminine. Or d’après elle, «ce comité n’existe pas» sur notre campus (Radio-Canada). Aucun commentaire de l’Université sur la question.
Alors que les inscriptions continuent de chuter, portant le triste total à 600 étudiant.e.s de moins en trois ans (Radio-Canada), l’Université assure que la baisse devrait se stabiliser au cours des prochaines années. La création de la Direction générale de la gestion stratégique de l’effectif étudiant devrait aider à mieux faire face aux défis (Acadie Nouvelle).
Au moins, s’ils viennent en moins grands nombres à l’Université, on sait que les gradués trouvent du travail ensuite : 90% des diplômés de 2012 auraient trouvé du travail (ici ou hors de la province) ou poursuivi de nouvelles études dans les deux années qui ont suivi l’obtention du baccalauréat (CBC). Le rapport complet (CESPM) nous apprend que 70% des diplômés originaires du N-B y restent après les études.
La semaine fut haute en rebondissements sur le campus d’UNB : d’abord, les étudiant.e.s de UNB et STU ont reçu l’ordre de jeter des condoms distribués gratuitement lors d’une activité d’intégration car quelqu’un avait eu la brillante idée d’y attacher un message sur l’importance du consentement… avec une agrafeuse (CBC).
Quelques jours après, un étudiant qui a été victime en 2014 d’une explosion ayant affecté sa vision dans les laboratoires d’UNB a intenté une poursuite contre l’Université. Xichen Zhang dit avoir été victime d’un manque de rigueur de UNB quant à la promotion d’un milieu de travail sécuritaire, ainsi que d’un manque de supervision et d’information dans son utilisation du laboratoire (CBC).
Sachant que UNB a porté en appel une décision de la Commission du travail et de l’emploi du N-B disant qu’il y a eu discrimination quand l’équipe de hockey féminin a perdu son statut d’équipe universitaire (Varsity) pour être rétrogradée au rang de club sportif (Club) – appel auquel elle a depuis renoncé alors que la date d’échéance pour le rétablissement de l’équipe approche à grands pas (CBC) - on ne peut que recommander à M. Zhang de s’armer de patience et de bons avocats.
Puis enfin à Mount Allison, il semble que la nouvelle politique sur la violence sexuelle ait été bien reçue par les étudiant.e.s, qui font preuve d’un fort engagement envers un changement de culture sur le campus (Telegraph-Journal).
De l’autre bord de l’Isthme de Chignectou, à Halifax, les étudiant.e.s de l’Université Dalhousie sont aux prises avec une vague d’incidents où de la drogue serait ajoutée à leur boisson (Radio-Canada). Les incidents se seraient produite dans des fêtes hors-campus, mais l’Université tente quand même d’informer les étudiant.e.s sur les moyens de se protéger.
Au même moment à l’Université de Montréal, l’association des étudiants de Droit est dans l’eau chaude pour des activités d’intégration qui invitent les étudiantes à se déshabiller pour accumuler des points (La Presse), au grand dam de la ministre de l’Éducation supérieure, Hélène David, qui dit que ce genre d’incident montre qu’on doit « repartir à zéro » dans le combat contre la culture du viol (La Presse).
Dans le monde associatif, les organismes acadiens qui se sont bruyamment retirés de la structure de la SANB viennent de former un nouvel organisme de concertation (Radio-Canada), la COANB, et on apprend aussi qu’un ancien président de la FÉÉCUM, Kevin Arseneault, a officiellement posé sa candidature au poste de président de la SANB, en proposant un nouveau modèle axé sur les résultats à partir des groupes action-projets (GAP) qui impliquent directement les membres (Radio-Canada).
Et boum, ça fait le tour, à la semaine prochaine!




