
Revue de presse du 16 au 23 septembre par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets; aucune position officielle du C.A. de la FÉÉCUM ne devrait en être interprétée.
La nouvelle politique sur les activités d’intégration de l’Université de Moncton a généré son lot de mécontentement lors de la rentrée (Le Front). Un groupe d’associations étudiantes a organisé un boycott de la nouvelle politique sous la forme d’une activité hors-campus. Le sentiment dominant était que, puisqu’elles sont des entités indépendantes, les associations doivent être laissées libres d’organiser les activités qui leur plaisent, hors campus si nécessaire.
Mais le point 6 de la nouvelle politique, affectueusement surnommé « clause d’intimidation » par l’un des organisateurs de l’activité, vise à contrôler également les activités pouvant se tenir à l’extérieur du campus, soit hors de la juridiction de l’Université (Le Front). La bonne nouvelle est que la politique doit faire l’objet d’une révision au mois d’octobre, selon Rémi Goupil, responsable de la vie étudiante sur le campus. Dans quel sens reste à voir, mais les premiers signes sont positifs.
Pour celles qui préfèrent se fier sur leurs capacités plutôt que sur des politiques (et qui pourrait vous blâmer, vraiment?), des cours d’autodéfense pour femmes ont été lancés ce semestre au CEPS (Acadie Nouvelle). On y apprend une combinaison de techniques psychologiques et physiques visant à soit éviter une agression ou à se défendre en cas d’attaque. Le feedback des premières participantes est très positif jusqu’ici.
On apprend aussi que les dernières recherches de la CESPM dévoilent que les étudiant.e.s des Maritimes prennent plus de quatre ans pour obtenir un baccalauréat (Radio-Canada), ce qui grimpe à presque six ans pour celles et ceux qui ont changé de programme en cours de route. Plusieurs questions sont soulevées par ce rapport – dont le rôle de l’argent – que la CESPM compte élucider au cours des prochains mois.
L’argent a certainement son rôle à jouer dans l’équation, car plusieurs étudiant.e.s disent avoir à « faire des choix déchirants » pour parvenir à obtenir leur diplôme tout en gérant leur dette d’études (Acadie Nouvelle). On constate que le fardeau financier des diplômés les plus endettés au Canada limite leurs possibilités durant, comme après les études.
Et les droits de scolarité continuent d’augmenter à un rythme qui dépasse la moyenne nationale : ils ont grimpé de 4,7% au N-B cette année (contre 2,8% à l’échelle du pays). Le financement postsecondaire demeure gelé au niveau de 2014 pour une deuxième année, ce qui force les universités à adopter des budgets déficitaires. D’après la présidente de la FÉÉCUM : « on investit beaucoup dans les infrastructures, mais on oublie d’investir dans la qualité de l’éducation, dans la qualité des programmes ».
Roxann Guerrette est d’ailleurs consciente du fait que son équipe a « beaucoup de pain sur la planche » pour l’année qui s’en vient, si les choses doivent s’améliorer (Le Front.)
Pendant ce temps à Bathurst on réfléchit sur le passé et sur l’avenir de l’éducation postsecondaire dans la région. Alors que, d’une part, les anciens du Collège de Bathurst se préparent à leur rencontre annuelle (Acadie Nouvelle), d’autre part un projet d’une nouvelle université bilingue desservant le Nord du N-B a été lancé (Radio-Canada).
De l’autre bord de la frontière en Nouvelle-Écosse, les choses ne sont pas beaucoup plus encourageantes. À l’université du Cap-Breton un déficit de 1,3 M$ force l’administration à redresser ses finances, ce qui sera fait par le biais d’une nouvelle stratégie de recrutement et non de coupures au niveau du personnel tel qu’anticipé (CBC). On espère attirer environ 600 étudiant.e.s internationaux de plus d’ici dix ans.
Enfin, à L’I-P-É, les étuidant.e.s de UPEI auront désormais la possibilité de compter certains cours dans deux majeures (et/ou mineures) à la fois, ce qui pourrait libérer du temps à l’horaire pour suivre des cours-option qui les intéressent mais ne cadrent pas forcément dans leur programme d’études (CBC). Les étudiant.e.s ont bien accueilli la décision, qui leur donne plus de flexibilité.
Voilà qui fait à peu près le tour, alors bonne fin de semaine!




