• Accueil
    • TD Assurance
    • Notre bar étudiant - Le Coude
    • Aide par les pairs étudiants
    • Assurance santé, dentaire et santé mentale
    • Livre de cuisine
    • Étudiant.e.s conseils
  • Emplois & Bénévolat
  • Nous joindre
  • Représentations étudiantes
    • Problèmes académiques (cours, notes, absences, etc.)
    • Services et politiques universitaires
    • Plaintes et contestations
    • Questions financières
    • Hors-campus (stages, activités, etc.)
    • Notre blogue
    • Communiqués de presse
    • Mission | Historique
    • Conseil d'administration
    • Associations étudiantes
    • Personnes employées
    • Constitution et politiques
    • Documents | Rapports | Budgets
FEECUM
  • Accueil
  • Services
    • TD Assurance
    • Notre bar étudiant - Le Coude
    • Aide par les pairs étudiants
    • Assurance santé, dentaire et santé mentale
    • Livre de cuisine
    • Étudiant.e.s conseils
  • Emplois & Bénévolat
  • Nous joindre
  • Représentations étudiantes
  • Droits étudiants
    • Problèmes académiques (cours, notes, absences, etc.)
    • Services et politiques universitaires
    • Plaintes et contestations
    • Questions financières
    • Hors-campus (stages, activités, etc.)
  • Actualités
    • Notre blogue
    • Communiqués de presse
  • Votre Fédération
    • Mission | Historique
    • Conseil d'administration
    • Associations étudiantes
    • Personnes employées
    • Constitution et politiques
    • Documents | Rapports | Budgets
logo feecum mobile2x
  1. Accueil
  2. Actualités
  3. Notre blogue
  4. Du poids et de la légèreté des origines 1 : genèse

Notre blogue

Du poids et de la légèreté des origines 1 : genèse

Détails
25 Avril 2016
unistjoseph

Texte de réflexion par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets; aucune position officielle du C.A. de la FÉÉCUM ne devrait en être interprétée.

L’ABPPUM a lancé tout dernièrement l’idée d’une (énième) étude sur l’écart de financement entre l’Université de Moncton et ses homologues anglophones (Radio-Canada). Pour faire court, Moncton part désavantagée en raison de sa mission généraliste, ET en raison d’une tradition plus récente qui lui a bloqué l’accès aux avantages dont ont pu bénéficier UNB, Mount Allison et St-Thomas. Difficile pour nous de prendre de l’avant en partant de l’arrière, finalement.

Mais pour faire un peu plus long, jetons un regard sur l’historique de l’éducation postsecondaire au Nouveau-Brunswick, telle que relatée par dans le document de recherche préparé par Maurice Basque et al. (2001) «Non-inégale à plusieurs» : Survol historique du financement provincial aux universités du Nouveau-Brunswick.

L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR À L’ÉPOQUE COLONIALE
De l’arrivée des premiers colons (1604) jusqu’à la fondation du Nouveau-Brunswick (1784) l’enseignement en Acadie fut d’abord l’affaire des curés missionnaires, d’abord avec la vocation de convertir les Amérindiens au catholicisme. Alors que Québec aura son Collège des Jésuites (1635) qui deviendra plus tard L’Université Laval, rien de la sorte ne sera fondé de notre côté avant les années 1830. Et ce n’est qu’en 1854 que sera fondé le Séminaire St-Thomas à Memramcook, devenant le Collège St-Joseph en 1864 et l’Université Saint-Joseph en 1898, qui est en quelque sorte l’ancêtre de l’Université de Moncton.

Les institutions anglophones connurent une évolution plus rapide : dès l’arrivée des premiers colons loyalistes en 1783, ces derniers entreprennent de recréer les institutions qu’ils ont laissées derrière aux États-Unis. Un grand nombre de ces derniers avaient reçu une éducation de niveau collégial (alors que les Acadiens étaient une population largement analphabète), dont plusieurs à Harvard, qui leur fournit le modèle pour établir à Fredericton l’ancêtre de UNB.

L’UNIVERSITÉ DU NOUVEAU-BRUNSWICK (UNB)
Ayant reçu du gouverneur Thomas Carleton l’octroi de 2000 acres de terre en 1785, la Provincial Academy of Arts and Science donne ses premiers cours à Fredericton dès 1787. L’institution est réservée à la minorité aisée, anglophone et anglicane, et vouée à perpétuer une petite élite de génération en génération, le tout à partir des fonds provinciaux. Renommée College of New Brunswick en 1800, année où elle reçoit sa charte provinciale ainsi qu’un octroi de 5950 acres supplémentaires, l’institution devient exclusivement réservée aux citoyens de foi anglicane. Une charte royale lui est remise en 1828, date où l’établissement devient le King’s College. De fortes critiques à l’égard de son élitisme ouvre les portes de l’institution aux non-anglicans à compter de 1859, année où le King’s College reçoit sa charte universitaire et devient University of New Brunswick.

Le campus de Saint-Jean de UNB est inauguré en 1964.

L’UNIVERSITÉ MOUNT ALLISON (MTA)
Un groupe de l’élite méthodiste locale fonde la Wesleyan Academy à Sackville en 1839, qui ouvrira ses portes en 1843 et acceptera des étudiants de toutes les confessions. Ce sera le premier établissement d’enseignement supérieur au N-B à ouvrir une école pour filles, en 1854. L’Academy reçoit en 1858 la permission de décerner des diplômes universitaires et est rebaptisée Mount Allison College. L’institution obtient sa charte universitaire en 1886 pour devenir Mount Allison University.

L’UNIVERSITÉ ST. THOMAS (STU)
Institution catholique fondée à Chatham (Miramichi) en 1860, la Saint Michael’s Academy, une école secondaire et collégiale de niveau junior réservée aux garçons deviendra en 1910 le Saint Thomas College et obtiendra le droit de décerner des grades universitaires en 1934. L’institution devient enfin Saint Thomas University à compter de 1960, alors qu’elle laisse tomber le volet scolaire de son curriculum. C’est en 1964 que l’institution déménage de Chatham à Fredericton, où elle devient une affiliée de UNB, avec laquelle elle partage de nombreux services, en vertu d’un bail de 99 ans sur une grande portion du campus. Encore aujourd’hui, elle conserve son affiliation catholique, mais est ouverte aux étudiant(e)s de toutes les confessions.

L’UNIVERSITÉ DE MONCTON
Bien qu’elle ne s’en réclame pas officiellement, l’Université de Moncton tient une partie de son héritage du Collège St-Joseph de Memramcook, fondé en 1854 et qui fut la première institution universitaire francophone en Acadie. Le Collège reçoit en 1868 la permission de décerner des grades universitaires et reçoit en 1898 sa charte universitaire. D’autres universités francophones ont vu le jour au N-B par la suite, dont l’Université du Sacré-Cœur de Bathurst (1943) et l’Université Saint-Louis d’Edmundston (1947). Toutes ces institutions d’enseignement supérieures sont de confession catholique, et dirigées par des ordres religieux.

Lorsqu’elle est fondée en 1963, l’Université de Moncton est elle aussi une institution catholique, et va le demeurer jusqu’en 1966. C’est en 1977 que les collèges d’Edmundston et de Shippagan sont intégrés à sa structure.

CONSTAT
Au terme de cette première partie, on voit d’une part comment UNB a pu avoir une longueur d’avance sur les trois autres institutions publiques de la province, et de l’autre combien les catholiques, tant anglophones que francophones, ont pu souffrir d’un départ tardif dans le domaine de l’éducation supérieure au N-B. À la rigueur, même Mount Allison arrive sur le tard, considérant que UNB avait déjà plus d’un demi-siècle d’avance. N’empêche que le manque d’une élite éduquée a clairement retardé le développement de l’éducation supérieure – et donc des institutions qui la dispensent – en Acadie.

La différence principale au N-B, c’est que l’élite anglicane avait dès le départ les moyens et les avantages requis pour progresser rapidement et mettre la province au diapason de la civilisation britannique. C’est le lien à la Couronne et les largesses de cette dernière envers elle qui maintient et augmente le statut civil de l’élite anglicane. Partout dans l’Empire britannique, on a implanté une élite locale qui, par ses avantages et son statut privilégié, appelait la population à tenter d’intégrer ses rangs. À angliciser les masses tout en maintenant une certaine distance, par des moyens à l’occasion coercitifs, il faut avouer, mais pas toujours : l’aspiration devait faire partie de l’équation. Être britannique, c’était tout simplement mieux, quoi. La mentalité n’était d’ailleurs pas très différente en ce qui concerne les missionnaires français qui s’évertuaient à convertir les Amérindiens au catholicisme.

À chaque époque ses particularités, dont on peut difficilement juger du haut de la nôtre.

C’est une question d’abord politique, ensuite religieuse, enfin linguistique et toujours financière, si on veut, que le retard de l’éducation supérieure en français au N-B. L’argent, c’est le pouvoir et le pouvoir s’exerce par l’argent; les catholiques n’avaient bien souvent ni l’un ni l’autre, et tous les francophones étaient catholiques. Il fallait donc progresser à son propre rythme avec les moyens dont on disposait soi-même, sans trop compter sur Fredericton.

Dans le prochain texte, on va regarder de plus près l’historique du financement de nos universités publiques, de ses origines à l’établissement d’une première commission indépendante chargée de distribuer les fonds aux institutions.

Nous joindre

Heures de bureau de la FÉCUM
De 8h30 à 16h30 du lundi au vendredi
Local B-101 du Centre étudiant

Questions ou informations
[email protected]

Adresse postale
La Fédération étudiante du Campus universitaire de Moncton Centre étudiant
Centre universitaire de Moncton
Moncton, NB  E1A 3E9

Téléphone
506-858-4484

Télécopieur

506-858-4503

Contactez un membre de l'équipe

TDAssurance Col
Logo UNI
logo codiac2x

frontcommun