
Revue de presse du 2 avril par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets; aucune position officielle du C.A. de la FÉÉCUM ne devrait en être interprétée.
Ce n’est pas par mesure d’économie, mais on on combine nos deux semaines écourtées en une seule et unique méga-semaine d’information.
En début de semaine dernière, le budget fédéral était présenté à Ottawa. Les premières analyses donnaient les familles et les étudiants comme gagnants (Acadie Nouvelle). Les bourses du Programme d’aide financière aux étudiants (PAFÉ) augmentent de 50%, ce qui aidera les étudiants issus de familles à revenu moyen ou faible (Radio-Canada). Les étudiants provenant de familles dont le revenu serait inférieur à 100 000$ (et particulièrement ceux de familles sous la barre des 45 000$) sortent gagnants; en revanche, ceux de familles dont le revenu dépasse ce seuil perdront au change (HESA), vu que la hausse sera financée par l’abolition de crédits d’impôts liés aux études.
À Fredericton, le gouvernement a officiellement lancé le Fonds pour l’éducation et la nouvelle économie, chiffrant les sommes investies à 850 millions $ sur trois ans. Notons que la majeure partie de ces sommes sont liées à des initiatives ou programmes existants qui ont été intégrés au Fonds, mais que 250 millions $ sera « de l’argent neuf » (Acadie Nouvelle). Comme d’habitude, on reste avare de détails du côté de Fredericton sur la nature de ces nouveaux investissements.
À Moncton enfin, la FÉÉCUM et l’Université de Moncton ont annoncé la création d’un fonds de bourses destiné aux étudiants en situation de stage non-rémunéré (Le Front). Les deux partenaires ont investi la somme de 20 000$ chacun afin de doter le fonds, ce qui permettra de remettre deux bourses de 500$ chacune en 2017-2018. Ce n’est évidemment qu’un début!
Et la FÉÉCUM a enfin trouvé un développeur pour son application mobile, qui viendra remplacer l’agenda étudiant pour promouvoir la vie étudiante; ce sera Guillaume Pelletier, étudiant en biochimie, qui sera la personne en charge du projet. L’application doit être lancée dès septembre 2016 (Le Front).
Toujours ici, L’association des étudiants et étudiantes internationaux de l’Université de Moncton (AÉÉICUM) a élu son comité exécutif pour 2016-2017. Serge Zaby (président), Tarek Ben Abda (VP interne), Marc Saint-Claire Kouakou (VP finance), Mahmadou Douare (VP affaires socio-culturelles) et Abdoul Moumine (VP externe) ont été élus et entreront en poste le 1er avril (Le Front).
Toujours en lien avec les étudiants internationaux, un salon de l’emploi s’est tenu récemment à Moncton qui visait spécifiquement ces derniers (CBC). Ce type d’événement vise à soutenir les objectifs en fait d’immigration francophone de la province en donnant les moyens à nos diplômés de demeurer ici après la fin des études. Cela dit, il leur faudra demeurer vigilants, car un rapport interne de Citoyenneté et immigration Canada (CIC), dévoilé par une enquête du Globe and Mail, fait état d’un programme de création d’emploi pour les diplômés internationaux qui créerait plutôt un pool de travailleurs sous-employés et faiblement rémunérés, dans des positions qui ne font bien souvent aucunement appel aux connaissances et habiletés acquises (et chèrement) pendant leurs études (Globe and Mail). Le programme vise à la base l’acquisition d’expérience de travail au Canada dans le but de remplir les exigences à l’obtention de la résidence permanente. Ottawa n’a pas encore réagi.
Ce ne sont d’ailleurs pas les occasions qui pleuvent dans la région, alors que le Nouveau-Brunswick démontre le plus haut taux de chômage chez les jeunes (15-24 ans) au pays, atteignant un sommet de 17,1% en février, alors que la moyenne canadienne se situait à 13,6%. Les jobs disparaissent plus vite qu’elles n’apparaissent, et particulièrement celles qui sont bien rémunérées et ouvertes aux nouveaux diplômés (CBC), qui doivent souvent se contenter de positions dans la vente et le service à la clientèle… si elles existent.
À Halifax, l’Université Dalhousie (DAL) a annoncé la création d’un bureau de l’ombudsman qui aura comme tâche d’assister les étudiants en les informant des recours et processus en cas de plainte, et en les appuyant tant dans les cas de nature académique que non-académique. L’ombudsman, en tant qu’employé à temps plein de l’Université, aura le mandat de (traduction libre) « fournir un bureau accessible, indépendant, impartial et confidentiel par lequel les étudiants pourront chercher une résolution juste et équitable pour n’importe quel problème relatif à l’université » (DAL). Est-ce que ça va motiver l’Université de Moncton a œuvrer en ce sens à son tour? On ne peut que l’espérer, car il est grand temps que ça débloque dans ce dossier (FÉÉCUM).
Vite fait : le gouvernement du Québec veut lancer une enquête sur les salaires des recteurs d’universités publiques (La Presse), l’Université de Montréal est en plan de redressement de ses finances et règle ses problèmes en créant un nouveau vice-rectorat « à la transformation » (La Presse), et Québec s’attend de recevoir 80 millions d’Ottawa suite à la bonification du PAFÉ, mais ne sait pas encore où elle choisira de l’investir puisque la province a son propre programme d’aide financière (La Presse).
Voilà qui nous remet à jour, ou à peu près – bonne fin de semaine!




