
0% d’augmentation au financement des universités; les droits de scolarité pourront augmenter
Suite au dépôt du budget du Nouveau-Brunswick, la Fédération des étudiantes et étudiants du Campus universitaire de Moncton (FÉÉCUM) se dit déçue du manque d’importance accordée à l’éducation postsecondaire par le gouvernement provincial et ce malgré les garanties données par celui-ci que l’éducation dans son ensemble serait « protégée ». Le gel du financement des universités sera maintenu une autre année, et les droits de scolarité pourront augmenter jusqu’au plafond imposé de 2%*. Le réinvestissement dans l’aide financière aux étudiant.e.s devra, quant à lui, se faire attendre jusqu’à ce que des consultations supplémentaires aient lieu. Raison de s’alarmer pour le mouvement étudiant.
Le président de la FÉÉCUM, Pascal Haché, condamne l’inaction du gouvernement et rappelle que l’Université de Moncton opérait déjà avec un budget déficitaire : « Le manque de financement affecte directement la qualité de l’éducation, une éducation qui néanmoins, nous coûtera plus cher l’année prochaine. » 2% d’augmentation des droits de scolarité représenterait, pour les étudiant.e.s de l’Université de Moncton, 112,08$ de plus l’an prochain (205,04$ pour ceux et celles venant de l’international si ce même taux leur serait imposé).
Si l’argent épargnée jusqu’à présent en éducation postsecondaire est réinvestie en aide financière, comment le fonds sera utilisé reste encore un mystère : « Le Premier Ministre nous a confirmé que la mise en place des programmes considérés se ferait dans le plus bref des délais, pour que la prochaine cohorte puisse en bénéficier, » révèle le président de la Fédération étudiante. « Nous espérons que le gouvernement respectera son engagement de nous garder à la table de discussion tout au long du processus. » La FÉÉCUM attend avec impatience ces rencontres prévues avec le gouvernement à ce sujet.
*Ce plafond n’est en vigueur que pour les étudiant.e.s néo-brunswickois.e.s; reste à voir si les universités imposeront des plus grandes hausses aux étudiant.e.s de l’extérieur de la province.




