
Revue de presse du 22 janvier par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets; aucune position officielle de la FÉÉCUM ne devrait en être interprétée.
Il ne fait pas très chaud par les temps qui courent, ce qui explique peut-être l’engouement pour l’ouverture d’un nouveau restaurant de cuisine africaine à Moncton, par un ancien de l’Université de Moncton (Acadie Nouvelle), qui a fait le tour des médias cette semaine. Nos yeux se sont tournée vers l’Afrique, aussi, suite à l’annonce d’un attentat terroriste sur un hôtel de Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, dans lequel les parents de 3 étudiants de l’Université de Moncton furent touchés (Acadie Nouvelle). Tous vont bien et seraient hors de danger, ce qui a de quoi nous réjouir, mais s’il était besoin d’avoir un peu d’encouragement pour ce faire, la Soirée internationale arrive à grand pas (Acadie Nouvelle).
Dans un contexte où l’arrivée de réfugiés syriens pourrait prendre encore plus d’ampleur, puisque les grands centres peinent à répondre à la demande (Radio-Canada), la Soirée internationale verra sans doute son mandat d’ouverture sur le monde revêtir une importance redoublée. La ville de Moncton a d’ailleurs récemment reçu du financement fédéral pour la création d’un partenariat en immigration (Global News) qui vise à améliorer l’intégration et la rétention des nouveaux arrivants dans la communauté.
Et la tempête s’en vient, une tempête de coupures dans le sillage de la Révision stratégique des programmes, alors que la dernière ronde de consultation avant le budget provincial s’est terminée à Bathurst le 21 janvier (Radio-Canada). Partout, les participant.e.s ont (ré)affirmé leur désir de voir la santé et l’éducation épargnés. Reste à savoir comment l’éducation postsecondaire entrera dans les plans du gouvernement.
Ça, on cherche toujours à le deviner.
Un cas de tuberculose a été confirmé à UNB (Fredericton), l’étudiant ayant été contagieux depuis la mi-novembre selon les autorités (CBC). On ne croit pas qu’un grand nombre de personnes soient à risque d’avoir contracté la maladie.
On a appris aussi la venue d’un partenariat très positif entre les Sports universitaires de l’Atlantique (SUA) et la campagne Causez pour la cause de Bell, qui tient sa journée annuelle de collecte de dons le 27 janvier prochain. Les athlètes universitaires de tous les campus de la province sont sortis sur les médias sociaux pour défier les préjugés et la stigmatisation qui entoure toujours la maladie mentale (Bell).
Les coupures ne s’abattent pas que sur le N-B non plus, alors que l’Université du Cap-Breton a annoncé son intention d’abolir jusqu’à 20 positions académiques afin d’économiser 5 millions de dollars. L’Université en difficultés financière cherche à réduire sa taille et ses coûts d’opération face à la baisse du nombre de diplômés des écoles secondaires de la région (Chronicle-Herald). Serait-elle le canari du milieu universitaire en Atlantique?
Tout ça sans compter sur de nouveaux partenariats comme celui entre six écoles de l’ouest du N-B et une université de l’état du Maine, qui propose aux diplômés des établissements choisis de payer le même prix (sans égard au taux de change) que les étudiants de nationalité américaine – les économies sur la durée d’un bacc. seraient de l’ordre de 12 000$ (abonnement requis : Telegraph-Journal). Si jamais ce genre de pratique devait se répandre, qui sait ce que cela voudra dire pour notre système postsecondaire, qui connaît déjà son lot de difficultés au chapitre du recrutement?
Et même à des milliers de kilomètres d’ici, les choses ne vont pas forcément mieux : l’université de Bacha Khan, près de Peshawar au Pakistan, fut la cible d’une attaque terroriste revendiquée par les Talibans qui a fait au moins 20 morts (CBC). Aussi, les activités de deux collèges canadiens (Niagara et Algonquin) ayant des satellites en Arabie Saoudite sont remises en question au pays, en raison du fait qu’ils y opèrent des campus où – suivant la charia, ou loi islamique – les hommes et les femmes doivent suivre leurs cours dans des classes, voire des campus, séparés (Globe and Mail). La chose allant à l’encontre des valeurs canadiennes, certaines voix s’élèvent pour dénoncer cette pratique.
Quand on se compare, on se console, comme le veut le dicton…
Sur ce, bonne fin de semaine!




