
Revue de presse du 5 au 11 décembrepar Raymond Blanchard, agent de recherche et projets; aucune position officielle de la FÉÉCUM ne devrait en être interprétée.
Rien de nouveau venant du gouvernement Gallant sur la question des universités cette semaine, si ce n’est que la ministre Landry multiplie les interventions à la Législature, répétant à qui veut bien l’entendre qu’on cherche à élaborer un système «abordable». Le tout sans répondre aux questions de l’opposition quant à la teneur et l’échéancier du plan qui doit magiquement régler la «crise» (car le mot n’est pas de moi) de l’éducation postsecondaire (Acadie Nouvelle).
Abordable est un mot ambigu. Pensez-y comme ceci : c’est comme «agréable». Si moi et mon épouse on programme notre thermostat pour obtenir une température «agréable» on parle de deux choses complètement différentes. J’ai chaud.
Et malgré toutes ces jolies paroles, plus de neuf mois après avoir promis de réinvestir les fonds économisés par l’abolition du Rabais sur les droits de scolarité, toujours rien n’a bougé dans ce dossier. Aucun échéancier n’a été fourni (Brunswickan).
La FÉÉCUM a annoncé son intention de soutenir la dernière campagne du Front commun pour la justice sociale du N-B (FCJS), Lutter pour 15$ + Justice (FCJS ) en augmentant le salaire minimum versé à ses employés à 15$ de l’heure à compter de janvier 2016. Comme on dit «soyez le changement que vous désirez voir» (Acadie Nouvelle).
Toujours à Moncton, l’examen d’entrée à la profession infirmière NCLEX-RN, de conception américaine et en vigueur à compter de janvier 2015 au N-B, continue de faire jaser en raison des difficultés qu’il occasionne, particulièrement chez les diplômé(e)s francophones. Seul 54% des diplômé(e)s obtient la note de passage, comparativement à «plus de 90%» sous l’ancienne formule. On apprend cette semaine, par contre, que le nombre de tentatives permises sera augmenté : les diplômé(e)s auront deux ans pour le réussir, et pourront pratiquer sous supervision s’ils n’ont pas réussi le NCLEX-RN après leurs six premiers mois de pratique (Radio-Canada).
Selon le vice-recteur à l’enseignement et à la recherche de l’Université de Moncton, André Samson, «Il n'y a pas de doute que la formule actuelle est problématique […] (l’examen) doit être modifié pour tenir compte de notre réalité canadienne, particulièrement de notre réalité ici au Nouveau-Brunswick dans les deux langues». L’Université n’a aucun contrôle sur la nature de cet examen, qui relève de l’Association professionnelle des infirmières et infirmiers du N-B.
En Nouvelle-Écosse, l’Université NSCAD a voté une augmentation de 27%$ des droits de scolarité, répartie sur trois ans (CTV). Les étudiant(e)s inscrits à 5 cours ou davantage par semestre et les étudiant(e)s des cycles supérieurs seront les seuls affectés. Des étudiant(e)s ont déjà commencé à abandonner des cours en guise de protestation (CBC).
À Halifax, l’enquête sur la mort subite d’une étudiante à l’Université Dalhousie, le mois dernier, a établi la cause du décès comme étant un empoisonnement à l’éthanol. L’étudiante avait consommé une grande quantité d’alcool en peu de temps (CTV).
À Terre-Neuve, l’Université Memorial considère l’annulation de 2500 abonnements à des journaux scientifiques afin de réaliser des économies. Plusieurs membres de la communauté questionnent l’impact que cette mesure pourrait avoir sur le recrutement d’étudiants aux cycles supérieurs, et sur le processus de consultation qui a mené à cette suggestion (CBC).
Au Québec, L’UQÀM est à nouveau aux prises avec une grève, cette fois celle des 3000 étudiants employés de l’Université qui sont sans contrat de travail depuis 2013. La principale doléance touche aux salaires, puisque «un étudiant au baccalauréat va gagner 13 $ l’heure, tandis qu’un étudiant à la maîtrise gagnera 21 $, et un étudiant au doctorat, 23 $, et ce, pour le même travail». L’Université a dans un premier temps demandé l’intervention d’un conciliateur dans le dossier (Le Devoir) avant d’obtenir une ordonnance d’injonction, qui sera en vigueur jusqu’au 18 décembre, à la fin des classes (La Presse).
Bon succès, et bonne fin de semestre!




