
Quand des événements, comme ceux de vendredi dernier à Paris, surviennent – des atrocités commises par des terroristes qui sont ensuite hautement médiatisées – il est usuel d’envoyer des pensées à l’égard des personnes touchées, à leur famille, à leurs amis, à leur patrie. Ces événements nous attristent, nous font peur, nous ouvrent les yeux, tout en même temps, et à nos étudiants français, nous prêtons appui moral, inconditionnellement.
Là ne se limite pas notre empathie. Aux étudiants du Canada et d’ailleurs, qui auraient fréquenté nos facultés et écoles, et qui sont maintenant en France, ou qui se sont fait des amis français, nos pensées sont également avec vous.
Et bien que l’attention du monde soit rivée sur Paris, nous savons très bien qu’on souffre aussi ailleurs dans le monde. Notre cœur est aussi avec nos étudiants qui viennent de coins du monde moins bien couverts par les médias occidentaux. Nos étudiants du Burkina Faso, un pays en crise suite à un coup d’état plus tôt ce semestre. Nos étudiants du RD Congo, un pays présentement en guerre civile. Nos étudiants du Mali, du Tchad, du Niger et du Congo-Brazzaville, où la situation est également instable. Nos étudiants du Liban, dont la capitale a souffert deux attaques terroristes jeudi, du Cameroun où la violence a éclaté mardi, du Burundi dont la capitale a été frappée aujourd'hui. À tous nos étudiants, dans le fond, qui viennent de régions atteintes par les fléaux du terrorisme, de la guerre et des désastres naturels, et à ceux et celles qui ont des amis et de la famille dans ces régions, vous êtes dans nos pensées.
Et enfin, à nos étudiants musulmans qui risquent malheureusement de devenir victimes du sentiment d’Islamophobie qui semble invariablement suivre dans les traces de telles attaques, sachez que vous êtes également présents dans nos esprits et nos discussions. Les actes de violents extrémistes ne représentent aucunement la pensée des gens qui pratiquent la foi musulmane, et la FÉÉCUM s’opposera à quiconque oserait insinuer une telle chose. Vos droits nous tiennent à cœur et nous nous tenons debout avec vous pendant cette période difficile.
De la part de tous nos membres et à tous nos membres,
Le bureau de la FÉÉCUM




