
Revue de presse du 3 au 9 octobre par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets
Cette semaine, à peu près tout le monde a choisi d’ignorer les étudiant(e)s, sauf Justin Trudeau qui s’est pointé le nez à l’Université Saint-Thomas pour prendre des selfies avec le belle jeunesse néo-brunswickoise (Acadie Nouvelle). Autrement, de jeunes électeurs des Maritimes qui ont participé à un projet où on demande aux citoyens de poser directement des questions aux chefs de parti se sont dits déçus du silence auquel se frappent les enjeux soulevés par les jeunes (Radio-Canada). On retrouve par ailleurs une nouvelle sur l’absence d’un bureau de vote à l’Université de Moncton, qui nous offre en guise de consolation une liste des bureaux installés sur les campus de l’Atlantique, qui sont tout sans exception concentrés dans les capitales provinciales (Radio-Canada).
On a donc peut-être plus affaire à de la paresse des gens d’Élection Canada qu’à du boudage d’étudiant(e)s ou de francophones. Je ne sortirais pas la carte linguistique, pas pour ça. Notre université est clairement dans les backs de la province, c’est tout.
Au moins, les candidats de la circonscription sont passés sur le campus, histoire de dévoiler les positions de leur parti sur l’éducation postsecondaire (Le Front). Aller voir ça, si vous cherchez encore à qui donner votre soutien.
À Charlottetown, du moins, le bureau de vote a soulevé plus d’enthousiasme que prévu chez la population étudiante (CBC). Et, si le fédéral s’en branle, le gouvernement provincial s’intéresse aux diplômés du N-B : Brian Gallant a fait le serment de «partir en mission pour rencontrer nos anciens partout au pays» afin d’en rapatrier un maximum pour venir relancer notre économie ([abonnement requis] Telegraph).
Parlant de relations avec le gouvernement provincial, UNB a publié cette semaine une analyse de son impact économique, histoire d’éveiller le gouvernement à l’impact possible de coupures lors du prochain budget ([abonnement requis] Daily Gleaner). L’Université injecterait annuellement 1,2 milliards $ dans l’économie du N-B.
Au Québec, on apprend que l’ASSÉ songe à une nouvelle grève générale illimitée, de concert avec les centrales syndicales (La Presse). L’austérité serait une nouvelle fois l’ennemi visé, mais la porte-parole de l’ASSÉ Hind Fazazi, soutient qu’il ne s’agit que d’une option parmi d’autres qui sont à l’étude en ce moment. L’ASSÉ a récemment augmenté sa cotisation aux membres afin « de se donner les moyens de nos ambitions». Attendons de voir la suite.
Je ne vois pas comment, après le pétard mouillé du printemps dernier, comment l’ASSÉ peut juger qu’une nouvelle grève illimitée est une option viable, à moins d’avoir fait de grandes avancées auprès du public québécois : si l’objectif est d’apporter le soutien des étudiants à la cause des travailleurs syndiqués, à la rigueur, il y a peut-être de quoi réfléchir. Mais est-ce que ce serait dans le meilleur intérêt de leurs membres? Et pour ceux qui ne sont pas membres de l’ASSÉ, seraient-ils encore une fois pris en otage par le mouvement? Je ne sais pas.
Toujours est-il qu’il est temps d’arrêter de parler des nouvelles, pis d’aller voter! Après ça, si la chance passe, bourrez-vous la face de dinde, l’hiver pourrait être long; bonne longue fin de semaine!




