
par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets
Alors voilà, on se prépare à aller aux urnes le 19 octobre prochain, question de décider qui sera au pouvoir à Ottawa pour les cinq prochaines années.
Je sais que, pour plusieurs, la phrase «on s’en va chez le dentiste» susciterait possiblement plus d’enthousiasme, mais il demeure que nous vivons dans un pays démocratique et que les élections font partie du processus.
Pour faire simple, si vous voulez changer la machine, y’a rien que so much de boutons à peser; elle ne réagit ni au boudage, ni à l’apathie.
En 2011, aucun parti n’a récolté plus de vote que l’apathie – et cette tendance était plus forte chez les électeurs de moins de 30 ans, dont moins de 40% ont exercé leur droit de vote (Global). Ça veut dire l’une de deux choses : soit on est terriblement désillusionné face au paysage politique canadien et on «proteste» en n’exerçant pas son droit de vote, soit on a complètement perdu confiance dans le processus électoral et on croit que notre vote ne compte tout simplement pas.
L’un des grands vices de la démocratie, c’est que le silence y égale l’approbation. En d’autres mots quand vous refusez de voter, vous acceptez le résultat et tout ce que ça peut impliquer. Il compte, votre vote : mais il faut d’abord qu’il existe.
Alors c’est un premier problème à surmonter : il va falloir sortir voter. Si vous avez peur de sortir, bonne nouvelle, ça se fait également par la poste (Élections Canada). Remarquez que vous devrez quand même vous déplacer jusqu’à votre case postale, ramener le bulletin à la maison, le remplir, et le réexpédier.
Ouf.
Mais pour les aventureux qui veulent savoir où se trouve leur bureau de scrutin, vous pouvez soit attendre de recevoir votre carte d’enregistrement, ou faire une recherche sur le site d’Élections Canada (Élections Canada). Pour le décidés qui veulent se prévaloir du scrutin par anticipation (qui sera ouvert du 9 au 12 octobre), vous pouvez aller dans votre bureau de quartier, ou alors directement au bureau d’Élections Canada. Dans le cas de Moncton-Riverview-Dieppe, il se trouve ici.
Plusieurs universités et collèges reçoivent un (ou deux) bureau d’Élections Canada pendant la période électorale. Malheureusement, nous ne faisons pas partie du lot (Élections Canada), bien malgré nos demandes répétées. En revanche, la FÉÉCUM place à votre disposition un kiosque d’enregistrement. Passez nous voir au Centre étudiant ou alors attendez sa visite dans votre faculté, on va vous hooker up.
On prévoit aussi un service de navette entre le campus et le bureau d’Élections Canada le 9 octobre, premier jour du scrutin par anticipation. Ils refusent de venir à nous; hé bien, allons à eux. Plus d’information à venir là-dessus.
Ensuite il faudra vérifier si – et où – vous êtes enregistrés pour le vote (Élections Canada). Vous pouvez vérifier ou modifier vos informations en une minute à cette adresse. Je vous recommande de vous inscrire dans votre circonscription de résidence pendant les études, si elle diffère de celle où se trouve votre lieu de résidence permanente.
Puis il faudra vous décider; là aussi, on peut vous aider.
Au fil des prochains jours un survol de chaque plateforme électorale (sauf celle du Bloc québécois, pour des raisons évidentes) paraîtra sur notre site. Sachez toutefois que l’éducation postsecondaire (ÉPS) n’y figure à peu près nulle part.
Cet «oubli«» tient en grande partie au partage des compétences en fait d’ÉPS, où le gouvernement provincial contrôle à peu près tout, alors que le gouvernement fédéral s’implique principalement dans l’aide financière aux étudiants et dans le financement (indirect) des institutions.
Mais il y a quand même des enjeux d’intérêt pour les étudiant(e)s du postsecondaire dans l’élection fédérale. L’Alliance canadienne des associations étudiantes (ACAÉ) et la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCÉÉ) en identifient plusieurs. Par exemple; la santé mentale, les droits de scolarité et l’endettement étudiant, l’immigration, l’éducation des Premières nations, et j’en passe.
Comme vous le verrez, certains de ces enjeux ont déjà été repris par les partis. D’autres éléments, liés à l’environnement et la lutte aux changements climatiques, recevront aussi notre intérêt. Pour les besoins de la cause on tout de même laissé certaines promesses de côté, question de garder ça aussi convivial que possible.
Mais règle générale, on voit assez facilement quel segment de la population est courtisé par les partis d’après les promesses qui sont formulées. À vous de voir si les promesses vous intéressent et/ou si vous croyez sincèrement que les partis vont pouvoir livrer la marchandise s’ils sont élus. Décisions, décisions…
Ensuite, rien de plus simple : allez voter!




