
par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets
Dernière semaine d’examens; le semestre achève et les revues de presse s’interrompent bientôt. Mais en attendant, voici ce qui a marqué l’actualité la semaine dernière :
D’abord, un sondage de la CESPM nous révèle que la majorité des jeunes de la douzième année des Maritimes désirent poursuivre des études supérieures (Acadie Nouvelle). Nous reviendrons plus tard sur le contenu du rapport, mais pour l’essentiel, 7 jeunes sur 10 comptent être aux études dès l’automne prochain, l’université étant leur destination de préférence.
Le recteur Raymond Théberge a été sollicité par les médias, en réponse à l’adoption d’un second budget déficitaire consécutif. Aux questions des journalistes quant à l’avenir de l’Université de Moncton, M. Théberge s’est voulu rassurant, disant qu’il va falloir restructurer l’Université en fonction de ses moyens (Radio-Canada). Le recteur a expliqué que, en situation de gel des deux principales sources de revenu de l’Université, des choix difficiles s’imposent afin de maintenir la mission de l’Université (Radio-Canada).
Rappelons que l’ABPPUM négocie toujours une nouvelle entente collective avec l’Université, et que avec la proposition de gel de la masse salariale lors de l’adoption du budget, des frictions sont à prévoir. Le salaire des cadres et des administrateurs sont déjà gelés pour la prochaine année.
L’ABPPUM a d’ailleurs lancé la première salve en soulignant la lourdeur démesurée de la structure administrative de l’Université de Moncton (
Selon un article du Telegraph, l’Université de Moncton ne subira pas de sanctions «pour l’instant» en raison de son écart aux règlements de la CESPM, qui interdisent aux universités d’enregistrer un déficit pour plus d’une année à la fois (Telegraph-Journal - abonnement nécessaire).
À UNB, il semblerait que le départ du doyen de l’école de Droit, Jeremy Levitt, soit attribuable à «la résistance au changement» au sein de l’institution (CBC). Qui a jamais entendu parler de résistance au changement en milieu universitaire? Balivernes et billevesées!
De même, le combat des diplômé(e)s d’Everest College, cette institution privée qui a vu sa charte révoquée par le gouvernement de l’Ontario, se poursuit. Les appels se multiplient pour que soient pardonnées les sommes empruntées au gouvernement pour l’obtention de diplômes qui sont essentiellement sans valeur (CBC). Un groupe de diplômé(e)s de la filiale américaine de l’institution, Corinthian College, sont présentement en défaut volontaire de paiement en guise de protestation, pour les mêmes raisons que leurs collègues ontariens. Ces derniers, par contre, n’envisagent pas de se joindre au mouvement par crainte de l’impact sur leur crédit privé.
En Nouvelle-Écosse, où le budget provincial ne fut pas plus doux à l’égard de l’éducation postsecondaire, un groupe d’étudiant(e)s a organisé un «study-in» au bureau de la ministre des Finances, Diana Whalen (CBC) en guise de protestation. Le budget prévoit un mécanisme d’ajustement (une fois) des droits de scolarité qui permettrait aux universités de dépasser le plafond actuel de 3% sur les hausses.
Et au Québec, après les convulsions et les querelles intestines de la semaine dernière, la grève étudiante s’est terminée (Le Devoir), alors que persistent des questions sur la solidité du mouvement étudiant, dont les fractures internes ont été mises à jour par les événements récents et les désaffiliations qui se succèdent (Le Devoir).
Il n’y a pas que chez les étudiants que la solidarité est mise à rude épreuve, non plus : un groupe de 184 professeurs de l’UQÀM ont signé une lettre les distançant des propos de la représentante du syndicat professoral Michèle Nevert qui, on s’en souviendra, était intervenue en soutien aux étudiants en dénonçant la politique de ligne dure adoptée par le recteur de l’institution, Robert Proulx (La Presse).
Et c’est sur ce climat de discorde et de retour – inconfortable, on le sent – à l’ordre dans le monde universitaire que s’achève un autre semestre, une autre année académique, et que se préparent les événements de l’été qui mettront à n’en pas douter la table pour une rentrée 2015 qui ne sera pas banale!
Bon succès dans vos examens et, pour les finissant(e)s, toutes nos félicitations pour l’obtention de votre diplôme. Le moment est venu de prendre un grand pas en avant et nous vous souhaitons tout le succès du monde pour qu’il soit à la hauteur de vos attentes. Revenez faire votre tour une fois de temps en temps, on aime ben la visite!
Psssst : et faudrait pas oublier qu’il vous reste UN programme du gouvernement pour réduire votre dette – APPLIQUEZ!!!! (GNB)




