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Notre blogue

Y’a du bon à l’UdeM, quand même!

Détails
16 Décembre 2014
silverlining

par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets

Peut-être me sens-je un peu coupable d’être tombé à bras raccourcis sur l’administration ces derniers temps; peut-être suis-je envahi par l’esprit des Fêtes; peut-être suis-je surtout conscient du fait que, en dépit des nombreux problèmes qui persistent sur notre campus – nul besoin d’en faire l’inventaire ici – de belles choses s’y passent encore : en cette fin d’année 2014, je me suis dit que ça valait la peine de souligner certains aspects positifs de l’Université de Moncton.

Le Soixante-trois
Premièrement, parlons du 63. L’an dernier, alors que l’Université était sous contrat avec Chartwells, soyons honnête : l’expérience était horrible sur toute la ligne. Les prix étaient ridicules, la bouffe était sans inspiration, et le service. My god, le service!

On a remis au gérant, Xavier Beauby, une bonne vingtaine de plaintes étudiantes par mois – et ces plaintes étaient souvent les mêmes – sans que Chartwells rajuste la formule. Ce fut à ce point atroce comme expérience que l’Université a choisi de mettre fin au contrat de 5 ans après moins d’un an. Chartwells avait demandé, en raison des faibles profits réalisés, de mettre fin à l’entente en septembre (ça aurait fait un an), et l’Université leur a dit en juin de sacrer leur camp par la porte d’en avant.

Et quelle excellente décision; là, vraiment, bravo!

M. Beauby a désormais les choses bien en main et, même s’il persiste quelques insatisfactions au niveau des prix, à ma connaissance nous n’avons reçu aucune plainte depuis septembre. Payer pour de la qualité, ça fait déjà moins mal que de payer pour juste du riz, et à tous les jours. Et que dire de l’option végétarienne chez Chartwells; ils ne faisaient souvent qu’enlever la viande du plat principal! Même le carnivore sans repentir que je suis salive à voir cette option maintenant.

La qualité de la nourriture s’est améliorée au centuple (allez voir le menu), ainsi que le service et, bref, l’expérience en général. On a enfin l’impression de faire affaire à des gens qui savent et qui aiment ce qu’ils font dans cette cuisine, et ça a su faire toute la différence!

Le Coude
Ensuite, le Coude. Encore une fois, l’an dernier en raison du contrat de Chartwells, toute vente de nourriture ailleurs qu’au 63 ou aux cantines était interdite, car ça faisait compétition à la multinationale. Les étudiant(e)s insatisfait(e)s de l’offre, des prix ou de l’ambiance n’avaient que le Coude comme option d’espace étudiant, mais sans nourriture ou service de bar régulier, ce n’était pas suffisant si la faim ou la soif se faisait sentir, malgré toutes nos bonnes intentions. Fallait aller ailleurs.

Ça a changé rapidement, encore une fois grâce à l’ouverture et la collaboration de l’Université. On a obtenu le droit de servir de l’alcool et du café tous les jours, puis enfin de la nourriture (même si au départ tout devait être acheté au 63). Avec l’arrivée de notre gérant, l’irréductible Cyril Kerboul, on a vu l’offre se diversifier, avec des bières intéressantes, du café spécialisé (et irlandisé si ça vous chante), des viennoiseries et du bon pain français, en plus d’autres collations en tout genre. Sans l’aval de l’Université, la chose aurait été difficile, mais on a su reconnaître l’importance de donner cet espace aux étudiants.

Mentionnons en passant leur ouverture, encore une fois, quand nous avons tenu le Marché des fermiers au Centre étudiant : ce fut moins évident que vous ne pourriez le penser mais à voir le résultat que ça nous a donné, tous s’entendent pour dire que le jeu en a valu la chandelle.

Puis il y a les rénovations apportées au Coude : elles sont toujours en cours, le tout se déroulant étape par étape, question de garder l’endroit ouvert et accessible. Avez-vous vu qu’on a maintenant des fenêtres? Il y a encore plusieurs modifications prévues à l’espace, et dans ce cas encore, l’Université a assumé ses responsabilités, notamment financières, de fournir un espace étudiant au Centre étudiant, bravo! En ce cas-ci, il faut saluer le travail du vice-recteur à l’administration et aux ressources humaines (VRARH), Edgar Robichaud. Les négociations ont été souvent tendues car les mandats de la FÉÉCUM et du VRARH sont évidemment différents, mais on parvient à s’entendre pour le bien commun, même si ce n’est pas une sinécure.

Vous savez, c’est toujours plus facile de dépenser l’argent des autres. On peut l’oublier par moments dans nos critiques de l’administration. Remarquez, cet argent provient au moins à 30% de vos poches, alors il vous appartient un peu aussi.

Et puis, qu’on se l’admette, la cohabitation n’est pas mauvaise entre les deux espaces, le 63 et le Coude; chacun offrant une expérience différente, tout le monde peut y trouver son compte et les peurs de compétition qui nourrissaient la méfiance initiale de l’administration se sont avérées infondées. Tu veux un bon repas complet ou un endroit tranquille où relire tes notes? Le 63 est là. Tu veux un café sur le pouce, une bonne bière et une jasette inspirée, ou un peu gaming entre deux cours? Passe nous voir au Coude!

Sans mentionner que ça te donnera la chance de voir un vrai de vrai Gaulois!

La santé mentale
Depuis quelques années nous soulevons cette problématique : le milieu universitaire étant reconnu comme fondamentalement anxiogène et stressant, en plus d’encourager certaines habitudes de vie malsaines chez les étudiant(e)s, on ne peut se permettre de demeurer inactifs envers leur mieux-être, qu’il soit physique ou mental. D’autres universités l’ont compris depuis longtemps et agissent en conséquence.

Mais à compter de l’an dernier, l’UdeM a bougé en ce sens : grâce à la création et au travail du Comité de mieux-être universitaire (CMU), nous sommes présentement impliqués dans une stratégie provinciale en mieux-être.

Ça ne sonne peut-être pas comme si ils y sont pour grand chose, étant donné que le projet a été lancé par la province; mais il y a plus. Dès la première rencontre avec les intervenants du gouvernement pour le milieu postsecondaire francophone, les représentant(e)s de l’Université (au premier chef la vice-rectrice aux affaires étudiantes et internationales, Marie-Linda Lord, à qui je ne lance pas souvent de fleurs) ont travaillé très fort pour que les étudiants soient inclus dans les objectifs en mieux-être de la province.

Voyez-vous, au départ le programme provincial visait le mieux-être en milieu de travail, notamment pour réduire le taux d’absentéisme lié  à des questions de santé mentale, plus que physique. Ça visait les fonctionnaires de l’appareil public, pour faire simple. Dès les premières lignes de la présentation initiale du gouvernement, les gens des trois campus de l’UdeM et ceux du CCNB, et moi-même pour la FÉÉCUM, avons répliqué d’une seule voix : mais où sont les étudiants dans tout ceci? On ne pouvait pas penser au mieux-être universitaire ou collégial en ignorant les étudiant(e)s, quand même!

Résultat : ça a pris du temps comparativement au côté anglophone qui sont beaucoup plus avancés dans le projet que nous, mais les étudiant(e)s font aujourd’hui partie intégrante du processus. Le projet, nommé Initiative de mieux-être psychologique (IMEP) est en phase de lancement à L’UdeM, sous la responsabilité de Roger LeBlanc, en partenariat avec le CMU et la FÉÉCUM, qui a elle-même lancé une campagne de sensibilisation (FÉÉCUM) il y a quelques temps.

Ensemble, car la volonté y est, on va faire un meilleur campus (FÉÉCUM)!

La bibliothèque Champlain et le PAR
Je n’ai pas affaire souvent à la bibliothèque Champlain, n’étant plus étudiant depuis plusieurs années déjà, mais chaque fois que le hasard m’y porte, je demeure ébahi par la transformation de cet espace autrefois austère et étouffant. J’aurais le goût de m’y installer et d’y rester, chose qui ne m’aurait jamais traversé l’esprit il y a dix ans : je voulais y entrer et en ressortir le plus vite possible. La conception de cet espace sur le mode du carrefour de l’apprentissage, pour encourager des contacts stimulants et la collaboration intellectuelle entre étudiants, est tout simplement excellente.

Et que dire du programme d’appui à la réussite (PAR) qui y loge en permanence? Depuis quelques années déjà, les services du PAR (UdeM) sont à même de fournir aux étudiant(e)s les outils, l’encadrement et les suivis qui faciliteront leur route vers le succès académique. J’ai eu l’occasion de rencontrer celle qui était à l’époque la coordinatrice du PAR, Carole Essiembre (depuis devenue directrice par intérim des SAÉÉ) pour discuter des services offerts et des résultats obtenus après seulement deux ans d’existence, et j’ai été très impressionné.

La PAR est vraiment un bel exemple de l’engagement de l’Université de Moncton envers le succès de ses étudiantes et étudiants, et tout particulièrement envers ceux et celles faisant partie de groupes sous-représentés. C’est une belle histoire de succès à Moncton, qui se continuera, nous l’espérons, encore longtemps.

Un campus plus vert
Ce dernier secteur est certes moins apparent que les autres dans son succès. J’avoue que j’ignorais moi-même largement les efforts déployés par l’UdeM en fait d’efficacité énergétique, jusqu’à une rencontre récente avec la directrice des Ressources matérielles, Janique Légère. C’est que l’Université a apporté beaucoup d’améliorations dans des endroits très peu visibles.

Évidemment, il reste encore beaucoup de progrès à accomplir, mais dans la situation financière actuelle ça ne fait malheureusement pas partie des priorités d’améliorer les infrastructures – car on peine à les faire tenir avec le peu d’argent actuellement disponible. Il y a quand même eu des changements intéressants : éclairage extérieur à DEL; système de gestion centralisé de la ventilation/chauffage; systèmes d’éclairage automatisés en certains endroits; conversion au gaz naturel; amélioration de l’éclairage dans quelques édifices; emballages biodégradables et nourriture de source locale à 90%, et j’en passe.

Donc la volonté y est à n’en pas douter, mais en l’absence de fonds, difficile d’amener un réel changement à grande échelle. C’est au niveau des comportements, aux dires de Mme Léger, qu’il y a peut-être les plus grands gains à réaliser sur notre campus. La FÉÉCUM est certainement d’accord pour aider l’UdeM à sensibiliser la communauté en ce sens afin que l’on réussisse, sinon à réduire les coûts énergétiques de l’Université, à en réduire l’empreinte écologique.

***

Alors voilà, on réalise qu’il y a vraiment du bon à l’UdeM, si on prend la peine de le chercher un peu!

Il ne me reste qu’à vous souhaiter de joyeuses fêtes, et à vous inviter, gens de Taillon, à ajouter ce blogue dans vos signets web, en prévision de la prochaine fois où mes propos viendront vous prendre à rebrousse-poil. La chose est inévitable, mais espérons que ce billet aura su vous faire voir que les intentions de la FÉÉCUM ne sont pas de nuire à l’institution, mais bien de lui permettre de voir ses propres fautes, dans le but de s’améliorer constamment.

Car quand on est trop près de la réalité, parfois, on peine à la voir sous un autre angle que le sien.

Nous avons tous un même but, et c’est celui d’une Université de Moncton solide, ouverte, accueillante et performante, qui soit un phare pour la communauté francophone du N-B, et la francophonie planétaire, à plusieurs égards : ne perdons jamais de vue cet objectif.

Et dites-vous bien ceci, messieurs-dames : votre 2014 aura été diablement mieux que votre 2013!

Na zdrowie!

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