
La FÉÉCUM insatisfaite du manque de proactivité de l’institution
À la réunion du Conseil des Gouverneurs de l’Université de Moncton du 6 décembre dernier, la Fédération des étudiantes et des étudiants du Campus universitaire de Moncton (FÉÉCUM) s’est fait informer que l’institution prévoyait, selon le scénario présenté, déjà une augmentation des droits de scolarité de 3% dans son prochain budget pour les étudiant.e.s canadien.ne.s, ainsi qu’une augmentation des frais de certaines résidences. La Fédération se dit outrée du manque de vision de l’Université qui, loin d’être proactive, a laissé la situation se détériorer à un tel point et refuse de prendre action concrète, comme d’autres universités francophones ont déjà commencé à le faire, pour enrayer ces augmentations et les convertir en diminutions.
À l’augmentation prévue de 3% aux droits de scolarité des étudiant.e.s canadien.ne.s viendrait s’ajouter une augmentation des frais de résidence de 1-2% pour certaines résidences dans les trois campus. Le président de la FÉÉCUM, Moncef Lakouas, se dit particulièrement inquiet de l’augmentation que devra sans doute subir les étudiant.e.s issu.e.s de l’international : « L’Université a refusé de dire ce qu’elle prévoyait pour les étudiants internationaux, ce qui sous-entend une hausse plus importante, possiblement même aussi foudroyante qu’il y a deux ans quand leurs droits de scolarité ont grimpé de 1000$ d’un coup. » On rappellera que le 3% pour les Canadien.ne.s n’est maintenu que par un plafond imposé par le gouvernement provincial.
La Fédération étudiante trouve d’autant plus alarmant le fait que les dirigeants de l’Université refusent de s’alarmer. « À maintes reprises, le bureau de direction nous a dit qu’il n’y avait pas d’urgence et qu’on est pas encore – pas encore! – aux abords du gouffre, » explique M. Lakouas, rappelant que le Québec étudie sérieusement la possibilité de fixer les droits de scolarité des étudiants internationaux de la Francophonie à 7000$, ce qui voudrait dire que l’Université de Moncton deviendrait du jour au lendemain l’institution francophone avec les droits de scolarité les plus élevés au Canada pour la population étudiante qu’elle essaie de courtiser le plus. « Et on semble se contenter d’attendre que ça arrive avant de faire quelque chose, » ajoute le président de la FÉÉCUM. La Fédération continuera ses efforts d’ici le dépôt du budget pour contrer les hausses prévues.




