
par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets
Eh non, ce ne sera pas un blogue sur la transparence. Je m’engage par contre à faire un état des lieux de ce dossier dans les jours qui viennent. Ça d’l’air que ce nid de guêpes-là aurait besoin d’être pigouillé encore une fois si on veut que ça grouille.
Alors non, ce dont je parle, c’est en fait de votre vision d’un campus idéal. Quand vous avez fait la décision de venir à l’Université de Moncton, qu’est-ce que vous imaginiez? Maintenant que vous y êtes depuis quelques mois, ou quelques années, comment vous le voyez?
Il y a certainement du bon, mais il pourrait y avoir du mieux à n’en pas douter. Idem pour le mauvais et le pire, mais tâchons de rester dans le positif.
La FÉÉCUM, par le biais de moi-même et de notre employé/étudiant-conseil/géant Alex Levasseur, est engagée dans une initiative provinciale visant à l’amélioration de la santé psychologique en milieu de travail. «Milieu de travail?», me direz-vous, «nous on a un milieu d’études». Et vous auriez raison : c’est pourquoi le processus a été beaucoup plus lent à démarrer du côté francophone qu’anglophone, car il a fallu que nous fassions valoir l’intérêt d’inclure la population étudiante dans les buts de l’initiative. Au départ, le gouvernement ne comptait agir qu’envers les employé-e-s, ou du moins sa recherche se concentrait sur ce volet. À la fois les cinq campus du CCNB et les trois campus de l’UdeM se sont investis pour rectifier le tir et inclure les étudiant-e-s.
Mentionnons toutefois que les campus anglophones ont déjà une longueur d’avance en fait de santé mentale chez la population étudiante, et ce tant au niveau de la sensibilisation et de la prévention que du traitement, même si les ressources dans ce dernier domaine sont aussi limitées qu’elles le sont du côté francophone.
Il demeure que les initiatives étudiantes, autant que les services axés sur la sensibilisation et la prévention pour les étudiant-e-s, sont plus présents sur les campus anglophones. UNB et Mount Allison, par exemple, ont tous deux mis sur pied un Wellness Office qui a pour mission de promouvoir le mieux-être auprès des étudiant-e-s.
Rien de tel ici, ou du moins pas encore. Cependant, nous avons un comité du mieux-être universitaire (CMU) qui démontre de l’ouverture à l’inclusion d’une composante étudiante, ce qui pourrait bien s’avérer un pas dans cette direction. Et nous sommes en train de développer – en partenariat avec le CMU et les autres campus francophones - une initiative en mieux-être psychologique (ou IMEP) qui vise à transformer la culture du campus. Pour plus d’info sur l’IMEP, consultez le site (IMEP) qui, grand malheur, n’est disponible qu’en anglais pour l’instant. Ça pourra quand même vous en apprendre un peu plus sur l’approche du mieux-être (IMEP) et la santé psychologique positive (IMEP), qui sont deux des piliers de l’IMEP.
Un coup parti, si ce n’est déjà fait, je vous invite à remplir le sondage (IMEP), ce qui nous donnerait un coup de main.
En bout de ligne, on veut un espace plus sain, plus ouvert, plus vibrant, où la notion de communauté prendrait réellement son sens.
Par contre, si on veut agir de manière concrète et atteindre nos objectifs, soyons d’accord que ça nous prend d’abord des objectifs. Puisque nous en sommes toujours aux débuts de l’IMEP, on peut donc se permettre de rêver un peu à ce que serait notre idéal pour notre campus.
Je vous lance donc l’invitation à y penser un peu, et à nous faire parvenir vos idées. On peut préserver votre anonymat si vous le souhaitez : le principal c’est d’avoir un aperçu de comment vous imagin(i)ez le campus dans un monde idéal. Pis well, si vous feelez plus négatif, on reste ouvert à ce que vous identifiez –dans le respect quand même- des aspects problématiques.
La seule petite règle que nous imposerons est la suivante : pour chaque problème, une solution. Et puis vous en faites pas pour les moyens de faire les choses : on parle de rêver, ici. Laissez-nous prendre les rênes et on s’en occupera, nous, de la paperasse et des platitudes administratives.
Question de lancer le bal, je tente le coup:
***
Mon campus idéal?
Ce serait vert, vert partout, dehors, dedans et jusque dans les têtes
J’imagine des éoliennes, un parc solaire, des toits de verdure
Partout des possibilités
Des bâtisses qui ne sifflent plus l’hiver
Des pistes cyclables, des vélos
Des gens qui marchent, qui se croisent, qui se parlent
Qui se disent bonjour; qui s’écoutent
J’imagine des espaces verts qui soient remplis
De gens, d’idées, d’activités
De gens qui pensent, qui débattent, qui s’engagent : qui partagent
Un bon café dans un endroit ouvert
De leaders qu’on ne voit pas qu’en photos
Que le campus bouillonne, constamment
Je veux voir plus de jeu, de création, d’invention, de découverte
Plus d’idées d’ici, de gens d’ici, appliquées ici
Qui embellissent notre quotidien, et qui rayonnent
Un campus qui soit un exemple pour la collectivité
Un phare
Un incubateur
Un précurseur, qui agit au lieu de réagir, qui investit au lieu de dépenser, qui ose
Qui pense, constamment, à l’avenir
Et qui garde toujours en son centre
Sa mission de savoir, de recherche, de connaissance; qui vit et qui évolue
Par et pour les étudiantes et les étudiants
***
Alors voilà, maintenant à votre tour! Vous pouvez faire parvenir vos visions à [email protected] (ça, c’est moi) et on fait paraître ça sur notre blogue .De façon anonyme, si tel est votre désir. Et SVP, tâchons de demeurer respectueux et positifs! Pas besoin de vous dire de ne viser directement personne.
Si ce n’est pas spécifié, je prendrai pour acquis que vous ne voulez PAS que votre nom soit indiqué, alors pas d’inquiétudes!
Évidemment, comme c’est des idées que nous recherchons, ça reste ouvert à tout le monde sur le campus, sans distinction. Quant à la forme, je vous laisse carte blanche : à vous de vous exprimer de la façon qui vous convient le mieux. Étudiant-e-s, employé-e-s, professeurs, administratrices et administrateurs, j’invite tout le monde à se rêver un campus.
Et puis qui sait, à le rêver ensemble, on pourra peut-être mieux le bâtir ensemble?
Alors sur ce, pitonnez: on a hâte de vous lire!




