
par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets
Des ministres neufs! On a des ministres neufs!!!
Le cabinet formé par Brian Gallant cette semaine a vu la combinaison de plusieurs portefeuilles, question de faire passer le nombre de ministres de 18 à 13. Les deux ministères liés à l’éducation (Éducation et Développement de la petite enfance; Éducation postsecondaire, Formation et Travail) demeurent pour leur part inchangés dans leur forme. Serge Rousselle (ancien prof de droit et polémiste à l’UdeM) reçoit l’Éducation, et Francine Landry l’éducation postsecondaire.
Sa première intervention publique (Radio-Canada) affirme son intention de «[faire] un meilleur arrimage entre les besoins des employeurs et les gens qu’on forme dans le milieu éducatif […] pour répondre tant aux besoins des employeurs que des jeunes qu’on forme». La FÉÉCUM attend une première rencontre avec la nouvelle ministre afin d’établir le contact et de reprendre le travail sur les dossiers prioritaires. Notre président Moncef Lakouas a réagi aux propos de Mme Landry lors de notre émission de radio hebdomadaire (La FÉÉCUM en Ondes), en disant qu’il ne relève pas de la mission des institutions du savoir que de se placer au service de l’industrie.
Rousselle, pour sa part, a déclaré d’entrée de jeu que «cela a toujours été très clair pour [lui] que c’est un investissement quand on met de l’argent dans l’éducation» (Acadie Nouvelle). Beaucoup plus facile de se ranger à son opinion!
D’ailleurs Mathieu Lang, professeur à la faculté d’Éducation, abonde en ce sens dans sa chronique (hebdomadaire : lisez-le!) du 8 octobre, où il donne ses «devoirs» pour les nouveaux ministres (Acadie Nouvelle). Faisant le parallèle avec l’Allemagne, qui vient tout juste d’abolir les droits de scolarité, Lang parle du défi du financement universitaire et de l’accès aux études ainsi que de «l’absence de volonté claire de s’y attaquer».
Questions d’avenir aussi du côté de la SANB, qui tient à Fredericton la convention de l’Acadie du N-B les 17 et 18 octobre prochains (Radio-Canada) afin d’engager la population envers l’avenir de noter province. La présidente de la SANB Jeanne d’Arc Gaudet a affirmé son désir de sortir les discussions importantes du cercle fermé des associations acadiennes pour les porter auprès de monsieur madame tout-le-monde. Disons en passant que la FÉÉCUM tient une table ronde sur l’éducation dans le cadre de cet exercice, le 17 octobre.
Tôt en semaine une explosion chimique dans un laboratoire a secoué UNB. L’incident s’est produit dans les locaux de Limerick Pulp & Paper Research Centre, où deux personnes ont été blessées (CBC). Aucune des deux victimes n’était étudiante de l’Université, et on ne craint pas pour leur vie ni leur santé; les dommages ont été minimes et une enquête est en cours. Quelques jours auparavant, UNB célébrait le 50e anniversaire de son campus de Saint-Jean (Telegraph).
Parlant d’anniversaires, cette semaine marquait également le 150e de la fondation du Collège Saint-Joseph, prédécesseur de l’Université de Moncton. Un article dans l’Étoile fait état de la continuité entre les deux institutions qui pourraient se réclamer d’un héritage commun (L'Étoile). Mais comme on vient juste de fêter le 50e de l’UdeM je doute que ce soit dans les cartes. On aime le neuf en Acadie! Faut dire que le vieux était souvent bâti en planche, en crépi et en étoupe : peut-être un élément de réponse.
J’attire votre attention en dernier lieu sur un article dans la revue Affaires Universitaires, qui parle du problème des retraites tardives dans le monde académique. On y dit, par exemple, que les profs âgé-e-s de 65 ans et plus accaparent une part disproportionnée de la massa salariale (AU) et que d’importantes économies seraient réalisables en les remplaçant par de nouveaux profs dans des positions menant à la permanence.




