
par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets
En 500 mots ou c'est gratuit : La FÉÉCUM a appris lors de la réunion du Conseil des gouverneurs, qui s’est tenue à Edmundston la fin de semaine dernière, qu’il y a une baisse significative des inscriptions à l’Université de Moncton pour l’année 2014-2015.
234 inscriptions de moins, pour être précis, ou une baisse de 4% des effectifs. Un total de 5591 étudiant-e-s sont inscrit-e-s à l’un des trois campus de l’UdeM.
La vérité, pure et simple, est que malheureusement, ces chiffres n’ont rien de surprenant. Il est temps de se réveiller et de d’agir décisivement pour diminuer le coût des études postsecondaires. Les mesures d’aide financière n’aident pas l’accessibilité, du moins pas de façon viable à long terme. Et pourquoi? Parce que tant que le coût des études continuer de gonfler, les soi-disant mesures d’accessibilité aux études postsecondaires resteront des mesures d’accessibilité à une dette d’étude écrasante, d’abord et avant tout.
Ce dont a besoin la jeunesse, ce sont les moyens de s’éduquer, pas les moyens de s’endetter d’une façon qui, sous d’autres circonstances, serait impossible. Des études postsecondaires sont non plus l’exception, mais bien maintenant la règle dans le monde de l’emploi et de l’employabilité. L’aide financière est un engagement et un devoir du gouvernement, mais réitérons que seule, elle ne constitue pas une réelle solution au problème.
Des solutions à court terme, il y en a en quantités : il suffit de consulter les recommandations 2014 de la FÉÉCUM (FÉÉCUM) pour s’en convaincre. Il n’y a rien de bien sorcier là-dedans; on ne fait qu’y démontrer l’inefficacité des programmes actuels et proposer des solutions pour les rendre fonctionnels. On vise le court terme car les mandats politiques sont courts, et les politiciens sont réceptifs aux objectifs réalisables. Ce n’est pas pour leur plaire que nous procédons de la sorte, mais bien pour obtenir de meilleures chances de gains immédiats pour les étudiant-e-s.
Mais les solutions à court terme, si elles soulagent, ne règlent pas le problème.
Sans que des décisions importantes soient prises par l’élite politique et les parties prenantes du milieu de l’éducation postsecondaire, la clé de voûte de la viabilité à long terme du système, à savoir la diminution des coûts de l’éducation postsecondaire dans une perspective de gratuité, continuera de nous échapper. On ne peut continuer de balayer du revers de la main l’éducation en la parant des atours d’un bien de consommation soumis aux aléas du marché, en parlant d’offre et de demande, en l’arrimant à l’économie, et en acceptant le désengagement du gouvernement : il faut trouver le courage d’en parler et de la défendre pour ce qu’elle est, un projet de société, et un legs d’avenir.
Il n’y a pas d’autres solutions. C’est, comme toute chose, une question de moyens.
À vous de décider à qui cette lourde tâche sera remise. Consultez la page spéciale des élections de la FÉÉCUM (FÉÉCUM), si vous nagez encore dans le doute.
Parce que y’est temps que ça bouge.




