
Les préjugés rapportés dans les médias sont irresponsables et dangereux, selon l’AÉÉICUM
Dans la foulé des accusations lancées dans la direction des étudiants internationaux de l’Université de Moncton par les propriétaires de logements de la ville, l’Association des étudiantes et étudiants internationaux du Campus universitaire de Moncton (AÉÉICUM) note avec regret les faits rapportés par les médias par rapport à la situation d’un appartement endommagé, et la façon dont on se sert d’un cas isolé pout étiqueter toute une communauté, et donner une mauvaise interprétation à la culture africaine.
L’AÉÉICUM comprend certainement la frustration des propriétaires, mais son président, Hervé Gbedji, croit que pour initier un dialogue sur le bon pied, ces derniers auraient avantage à plutôt présenter de l’information concrète issue d’une analyse approfondie. « Nous lisons dans l’article publié sur le site de Radio-Canada, les commentaires d’un des propriétaires tels que ‘’La majorité des étudiants étrangers qui viennent ici sont de familles relativement bien nanties [...] Il y en a plusieurs qui ont eu une bonne ou deux qui s'occupent de la cuisine’’, mais sur quoi se base-t-on pour affirmer de telles choses? » demande-t-il. « Ce genre de chose ne fait que stéréotyper davantage et de façon non constructive des communautés dont l’intégration véritable serait un atout incontestable pour une province comme le Nouveau-Brunswick. »
L’an dernier, l’association des étudiants internationaux a entrepris des activités pour éduquer ses membres sur leurs droits et responsabilités en tant que locataires et membres de la communauté acadienne. Selon son président, il va de soit que l’AÉÉICUM reste ouverte à joindre ses efforts aux parties impliquées en ce sens, dont l’Université, les propriétaires et les locataires, et ce pour créer et maintenir une collaboration constructive entre ces derniers, mais il ajouterait que les médias ont leur part à faire aussi : « Que des particuliers aient des propos mal informés et outranciers, soit, mais les médias devraient y penser deux fois avant de rapporter de tels propos comme s’ils étaient des faits, sans réfutation ni information tirée de véritable recherche. »




