
par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets
L’événement marquant de la semaine a été la fin de la grève des profs et bibliothécaires de l’université Mount Allison, à Sackville (L'Acadie Nouvelle). Au terme de trois semaines d’arrêt de travail, après un nouvel échec de la médiation, les deux partis ont convenu de repousser en arbitrage les points toujours en litige afin de permettre la reprise des cours et la sauvegarde du semestre. Contrairement à UNB, Mount Allison n’a pas annulé la semaine de relâche de mars (Argosy).
On a appris avec joie ce jeudi que «Ton Marché à l’Université» sera de retour le 19 mars! En fait, on a également su que la raison pour le refus initial de la province d’émettre un nouveau permis pour la tenue de l’événement relevait d’une erreur administrative. On pourrait voir le marché s’amener sur notre campus une fois par semaine, sans aucun problème : évidemment, il faut que l’exercice puisse être rentable pour les marchands, alors il ne faut pas s’attendre à un événement de la taille du premier Marché à chaque fois. Plus de détails à venir sur le sujet.
Sur la scène politique provinciale, le chef Libéral Brian Gallant a dévoilé quatre nouveaux projets de loi qui font partie de son «plan d’imputabilité». Ces projets visent à mettre un terme aux publicités partisanes diffusées par le parti au pouvoir, au favoritisme dans l’embauche au sein de la fonction publique, à protéger les tireurs d’alarme au sein du gouvernement de l’intimidation, et les régimes de retraite spéciaux (L'Acadie Nouvelle).
Retournons en dernier lieu à UNB, où le journal étudiant a publié un article au ton pour le moins caustique sur l’incompétence de son syndicat étudiant. Le tout part d’une motion de référendum sur le retrait de l’AÉNB, qui se discute à UNB depuis au moins deux ans, pour être chaque fois repoussée. Cette fois, les élus l’ont repoussée en disant que l’électorat n’est «pas assez éduqué» pour saisir l’ampleur du dilemme et faire une décision éclairée par le biais d’un référendum. L’éditorialiste fait comprendre de manière assez claire aux élus (qu’il traite plus ou moins d’arrivistes) que c’est en fait leur tâche d’informer la population étudiante sur les enjeux qui les touchent, et qu’en bout de ligne, les élus ne sont pas plus intelligents que les autres. Très intéressant (Brunswickan).
Comme quoi le pouvoir est à la fois privilège et responsabilité. Bonne fin de semaine!




