
par Raymond Blanchard, agent de recherche et projets
Cette semaine a commencé d’une manière particulière, alors que se tenait au Soixante-trois le lancement officiel de la semaine internationale de l’UdeM. Cela dit, cette semaine se déroule cette année sans le soutien de l’AÉÉIUM, qui a plutôt profité de l’occasion pour dénoncer la forte hausse des droits de scolarité imposée à ses membres après le dépôt du budget 2013-2014 (L'Acadie Nouvelle). La manifestation a en outre dénoncé l’attitude de l’Université qui traite ces étudiants – qui ne bénéficient pas des mêmes protections que les étudiants canadiens au niveau de l’augmentation de leurs droits de scolarité – comme ses «vaches à lait». Disons que l’argument des manifestations était clairement exposé, noir sur blanc (Radio-Canada : Radio-Canada). On veut évidemment éviter qu’une nouvelle hausse se produise, et obtenir des garanties quant à l’avenir.
À Sackville, les négociations ont repris sans succès cette semaine, avec l’aide d’un médiateur envoyé par la province (Radio-Canada). Le tout s’est en effet terminé dans la controverse, alors que l’Université a déclaré s’être entendue avec MAFA (l’association des profs) sur le besoin d’une arbitration contraignante, affirmation aussitôt démentie par MAFA (Radio-Canada).
Pour ce qui est de UNB, l’administration a causé une surprise cette semaine en annonçant l’abandon du programme de nursing offert à son campus de Bathurst (Radio-Canada). Citant des difficultés financières et la difficulté de placer les étudiant(e)s dans les institutions bilingues du Nord de la province, UNB a affirmé que les diplômé(e)s de 2017, soit celles et ceux qui ont amorcé le programme en septembre 2013, seront les dernier(e)s. Le réseau de santé Vitalité a senti le besoin de se défendre face aux accusations de discriminations envers les unilingues anglophones, précisant que du moment où les candidat(e)s démontrent des compétences de base en français et la volonté de s’améliorer, tous sont éligibles à l’embauche ou au placement pour un stage (Radio-Canada). La fin du programme de nursing à Bathurst signifie rien de moins que la fermeture définitive de ce campus.
Une brève controverse a éclaté à Fredericton sur la question d’une présumée politique de promotion automatique dans le système scolaire de la province. Le chef du NPD Dominic Cardy, outré de constater le taux d’analphabétisme au N-B qui ne semble pas en voie de s’améliorer, a dénoncé la pratique de faire passer les élèves au grade suivant sans même regarder leurs capacités de réussite (CBC). Aussitôt dit, aussitôt démenti par la ministre de l’Éducation Marie-Claude Blais, qui rétorque qu’une telle politique n’existe en fait pas du tout (Telegraph-Journal). Ayant personnellement passé quelques années à l’intérieur du système scolaire du N-B, et ayant une conjointe qui y travaille présentement, je vous confirme que, si cette politique n’existe pas, les résultats sur le terrain peuvent certainement le laisser supposer. Toujours dans notre système scolaire, on apprend que de plus en plus de diplômé(e)s se laissent attirer dans l’Ouest canadien, où les postes en immersion française, notamment, sont de plus en plus nombreux, faut de pouvoir se trouver un emploi ici même au Nouveau-Brunswick (Radio-Canada).
Foi de quoi, l’Ouest n’est pas uniquement l’apanage des métiers. Que prévoit-on comme mesure pour rapatrier ces travailleurs au N-B, au PiCé? Je me le demande bien. Quoi qu’il en soit, bonne fin de semaine!




