Moncton, le 16 avril 2025
Une hausse de 3%, c’est pas la même chose pour tout le monde
L’Association des étudiantes et des étudiants internationaux du Campus universitaire de Moncton (AÉÉICUM) et la Fédération étudiante du Campus universitaire de Moncton (FÉCUM) unissent leurs voix pour dénoncer l’impact inégal de la hausse des droits de scolarité.
Si une hausse de 3% peut sembler abordable aux yeux du Conseil de l’Université, il n’en va pas de même du côté de la communauté étudiante, et moins que tout pour les personnes étudiantes internationales.
Les droits de scolarité pour les personnes étudiantes canadiennes seront de 8269$ l’an prochain, une hausse de 241$; ceux des personnes étudiantes internationales seront de 15 155$, une hausse de 441$.
La présidente de l’AÉÉICUM, Jovial Orlachi Osundu, condamne cet écart qui se creuse: « Quand je suis arrivée au début de mon programme, une session d’étude coûtait 6356,50$. L’année prochaine, le coût d’une session sera de 7355,50$. Ainsi une année universitaire me coûte aujourd’hui 2000$ de plus en droits de scolarité qu’à ma première année. » À ce coût, il faut ajouter les frais afférents supplémentaires minimum de 483$ par année.
On constate bien l’impact de ces hausses répétées, qui augmente d’année en année même si, de façon isolée, l’Université peut se conforter d’une hausse de “juste 3%”... Mais ce 3% additionnel frappe plus fort les personnes qui paient déjà davantage pour étudier à l’Université de Moncton.
Enfin, les coûts de subsistance - logement, nourriture, services, etc. - qui gonflent eux aussi à un rythme de moins en moins soutenable pour les personnes étudiantes. Il semble alors peu logique de leur en demander toujours plus dans un effort pour compenser une baisse prévue des inscriptions.
Les personnes étudiantes internationales n’ont pas à payer le prix du sous financement du gouvernement.
Pour information ou entrevues:
Nina Rougerie, agente de communication




