La FÉÉCUM craint pour les étudiants de la province
Suite à la révision stratégique des programmes exercée par le gouvernement du Nouveau-Brunswick, la Fédération des étudiantes et étudiants du Campus universitaire de Moncton (FÉÉCUM) se dit extrêmement inquiète de l’impact des coupures qui y sont prévues. Ces « économies estimatives » sont chiffrées entre 15 et 45 millions de dollars, mais la Fédération étudiant attend toujours la « grosse annonce » que le Ministère de l’Éducation postsecondaire lui a promise, et ne voit pas comment les mesures prises auront un impact autre que négatif sur l’étudiant.
La FÉÉCUM milite depuis longtemps pour un investissement accru envers les universités, et pour bonne cause, selon son président, Pascal Haché : « Une université sous-financée, c’est une université qui a de la difficulté à assurer la qualité de son enseignement et qui doit aller chercher le manque à gagner dans la poche de l’étudiant. » Il rappelle que même si le gouvernement décide d’investir davantage dans l’étudiant, cet étudiant devra payer des droits de scolarité plus élevés. « En bout de ligne, ça revient au même », ajoute-t-il. « Il faut mieux financer l’éducation dans les deux directions! »
M. Haché questionne aussi la séquence des événements : « Les universités doivent éventuellement justifier leurs dépenses à un comité de comptes publics, » explique-t-il. « Est-ce que ça fait du sens de sabrer dans leurs finances avant que ce processus ait pu avoir lieu? À notre avis, non. » La FÉÉCUM attend toujours des détails de la part de la province sur les investissements exacts en éducation postsecondaire, mais pour l’instant, estime que la situation est lugubre et que la province manque à sa responsabilité face à l’épanouissement de sa population.
Communiqués de presse
Le gouvernement du N.-B. met l'éducation postsecondaire en péril
- Détails




