La Fédération étudiante craint que les autres universités ne suivent St. Thomas dans sa défiance du gel des droits de scolarité
Pour la deuxième fois depuis 2013, l’Université St. Thomas (STU) cette semaine défiait les édictes de la province et montait ses droits de scolarité au-delà du montant permis par le gouvernement du Nouveau-Brunswick, montant limité à 0$ cette année. Aucunes représailles ne semblent prévues ou même prévisibles de la part du gouvernement. La Fédération des étudiantes et étudiants du Campus universitaire de Moncton (FÉÉCUM), voyant la possibilité que d’autres universités utilisent ce précédent, demande que la province réagisse avec force.
Le président de la FÉÉCUM, Pascal Haché, veut que le Nouveau-Brunswick tienne ses promesses : « Si le gouvernement gèle les droits de scolarité, on s’attend à ce qu’il soit capable de faire appliquer cette mesure légalement. » En effet, M. Haché craint que si les politiques d’austérité du présent gouvernement continuent pour une seconde année, d’autres universités pourraient emboîter le pas et suivre STU dans ce mouvement de défiance.
C’est pourquoi la Fédération étudiante est entrée en communication avec les ministères impliqués aujourd’hui pour leur demander de démontrer sans équivoque que ce genre de comportement ne sera pas toléré. « Les étudiants de STU auront à payer des centaines de dollars de plus cette année, et nous pourrions facilement être les prochains s’il n’y a aucune force derrière les demandes du gouvernement, » explique Pascal Haché. « La province ne peut pas tout simplement nous faire des promesses vides comme celles-là ! »
Communiqués de presse
La FÉÉCUM demande que le gouvernement tienne sa promesse aux étudiant.e.s
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