0% d’augmentation au financement des universités, donc un gel des droits de scolarité non financé
Suite au dépôt du budget du Nouveau-Brunswick, la Fédération des étudiantes et étudiants du Campus universitaire de Moncton (FÉÉCUM) se dit plus qu’inquiète du manque d’importance accordée à l’éducation postsecondaire par le gouvernement provincial. Ce dernier gèlera l’augmentation des droits de scolarité pour l’année 2015-2016, sans pourtant augmenter le financement des universités et collèges. Un geste qui aurait pu être bien reçu devient donc une raison pour s’alarmer, au sein du mouvement étudiant.
Le président de la FÉÉCUM, Moncef Lakouas, condamne cette décision qui lie les mains des universités et les forcera à couper dans leurs services ou programmes : « Un gel des droits de scolarité déjà trop élevés ne rendra pas l’éducation postsecondaire plus accessible, mais le pire, c’est que le manque de financement viendra affecter directement la qualité de l’éducation, ce qui est tout à fait inacceptable. » La Fédération craint évidemment quelles sortes de coupures l’Université de Moncton sera poussée à faire.
Le Programme de rabais sur les droits de scolarité, un crédit d’impôt peu efficace longtemps critiqué par la FÉÉCUM, a été aboli, mais pas pour que les fonds qui y étaient attribués soient réinvestis en éducation postsecondaire. La seule annonce avec laquelle les étudiant.e.s sont satisfaits est l’abolition de la contribution parentale du calcul des prêts étudiants, mais le président de la Fédération voit l’ensemble des annonces sur l’EPS d’un mauvais œil : « Les universités sont mises dans une situation impossible – devoir modifier leurs budgets de ‘déficitaire’ à ‘catastrophique’ à la veille de leurs dépôts. C’est toute la communauté universitaire qui en souffrira. »
Communiqués de presse
Le budget du gouvernement du Nouveau-Brunswick laisse les universités avec un manque à gagner catastrophique
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