La Fédération étudiante félicite l’initiative de l’Université du Cap Breton
La semaine dernière, les étudiant.e.s, professeur.e.s, et l’administration de l’Université du Cap Breton (CBU) faisaient une sortie publique pour demander au gouvernement fédéral d’assurer un financement de l’éducation postsecondaire et mettre fin ainsi au cercle vicieux des hausses de droits de scolarité et de l’endettement étudiant, en instaurant une réelle gratuité scolaire au Canada. La Fédération des étudiantes et des étudiants du Campus universitaire de Moncton (FÉÉCUM), qui milite déjà pour une réduction des droits de scolarité dans une perspective de gratuité éventuelle félicite CBU pour son initiative et lui prête son appui dans ses démarches.
Pour le président de la Fédération, Moncef Lakouas, le sentiment de solidarité est bien présent : « Si d’autres pays ont pu rendre la gratuité scolaire rentable, et même un moteur de leur prospérité économique – l’Allemagne, le Chili, les pays scandinaves, etc. – il va de soit que c’est faisable ici. » Le Canada a d’ailleurs signé, en 1976, le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU qui, parmi ses articles, compte : « L’éducation supérieure doit être rendue équitablement accessible à tous, sur la base de la capacité, par tous les moyens appropriés, et particulièrement par l’introduction progressive de la gratuité scolaire. »
Il applaudie aussi le fait que CBU a pu faire une sortie conjointe entre les trois parties principales de l’université, un projet sur lequel il travaille depuis le début de son mandat à la FÉÉCUM. On rappellera qu’après la réunion du Conseil des gouverneurs de l’Université de Moncton du 12 avril dernier, la Fédération avait demandé au Conseil et au recteur de faire front commun avec elle pour faire pression sur le gouvernement, et ceux-ci avaient publiquement annoncé leur intention de le faire. « On désire adopter un message commun et le défendre devant les instances décisionnelles, » ajoute M. Lakouas. « La cause étudiante est l’affaire de tous, et on se doit de joindre nos efforts pour faire pression et dénoncer le financement inadéquat de nos universités. »
Communiqués de presse
La FÉÉCUM prête sa voix à celle de CBU pour demander la gratuité scolaire
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