Une plainte écrite est envoyée au bureau du Premier Ministre
Suite à une rencontre avec la Ministre de l’Éducation postsecondaire, de la Formation et (surtout?) du Travail du N.-B., Mme Francine Landry, la Fédération des étudiantes et des étudiants du Campus universitaire de Moncton (FÉÉCUM) se dit outrée de la vision qu’elle a de son ministère, et réagie en envoyant une lettre de plainte au bureau du Premier Ministre pour expliciter les inquiétudes du mouvement étudiant.
La Fédération étudiante avait donné à Mme Landry le bénéfice du doute après ses premières entrevues dans les médias. Après tout, il s’agissait d’une nouvelle ministre qui n’avait pas pris connaissance complète de ses dossiers. Plusieurs mois plus tard, le président de la FÉÉCUM, Moncef Lakouas, croit que les premières impressions étaient justes : « La ministre possède une vision très limitée de ce que l’éducation postsecondaire apporte à la société, en en particulier à la société acadienne. » Dans les forums publics comme dans les rencontres avec les étudiant.e.s, rapporte-t-il, elle privilégie l’arrimage de l’éducation aux besoins du marché et dévalorise les disciplines fondamentales représentées par des facultés comme celle des Arts et Sciences sociales.
La Fédération étudiante est d’autant plus alarmée du fait que Mme Landry rejette toutes recommandations faites par le mouvement étudiant sans pourtant proposer un terrain d’entente ou de compromis. « Il est de notre avis que de tels propos venant de la ministre de l’ÉPS sont tout simplement inacceptables, » explique Moncef Lakouas. « Le poste de Mme Landry l’appelle à être une championne de l’éducation postsecondaire, or si ce genre de remarque révèle le fond de sa pensée, il y a lieu de craindre pour l’avenir de nos universités. »
Une lettre à cet effet a été envoyée au bureau du Premier Ministre, comportant une demande de rencontre avec lui dans les plus brefs délais afin d’éclaircir les intentions du gouvernement non seulement envers l’ÉPS, mais également en ce qui concerne la place des arts et de la culture dans l’avenir du Nouveau-Brunswick.
Communiqués de presse
La FÉÉCUM insatisfaite de la vision de la ministre de l'éducation postsecondaire
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