La FÉÉCUM s’insurge contre les propos de l’Université qui prétendraient le contraire
Le 5 novembre dernier, l’Université de Moncton envoyait une note de service à toutes ses unités, imposant un gel sur les embauches jusqu’à avis du contraire, vu le « défi financier […] plus grand que prévu » que connait l’institution dans l’année en cours. Cette semaine, le document sortait dans les médias et Marc Angers, direction des communications, affaires publiques et marketing de l’Université a voulu se faire rassurant en disant que cette mesure n’affecterait pas la qualité de l’enseignement. Or, la Fédération des étudiantes et des étudiants du Campus universitaire de Moncton (FÉÉCUM) considère ces propos complètement déconnectés de la réalité.
Pour le président de la FÉÉCUM, Moncef Lakouas, c’est un non-sens de prétendre que la qualité de l’enseignement ne sera pas viciée par le non-remplacement de professeur.e.s qui partent à la retraite ou en sabbatique : « Une université se doit d’offrir des cours donnés par les meilleurs experts dans leur domaine, des détenteurs de doctorats et des chercheurs hors-pairs, pas par une armée de chargés de cours. Mais combien de cohortes de l’UdeM auront eu la majorité de leur éducation de la bouche de chargés de cours si la situation perdure? » M. Lakouas questionne également le manque de prévision qui a porté l’Université aux abords du gouffre financier. « La baisse d’inscriptions sur laquelle l’Université s’appuie pour dire qu’il est temps de prendre des mesures draconiennes était pourtant prévisible » ajoute M. Lakouas, « ce qui veut dire que ces mesures auraient pu être évitées ! »
En avril dernier, la FÉÉCUM et l’Université s’étaient entendues pour faire front commun auprès du gouvernement et négocier un meilleur financement à long terme, mais le président de la FÉÉCUM trouve que l’UMoncton gère mal le message : « L’Université de Moncton ne peut tout simplement plus dire au public que la situation n’est pas alarmante et que l’enseignement n’en souffrira pas, et quand même demander au gouvernement de régler une situation qui, à leurs dires, n’est pas si grave que ça. Bien à l’opposé, la situation est grave, et les mesures aléatoires que l’Université prend en est la preuve. »
Communiqués de presse
Un gel sur les embauches à l'UMoncton affecterait la qualité de l'enseignement
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