
Budget provincial 2026-2027: le fossé se creuse entre les besoins et les moyens
Moncton, le 17 mars 2026 - La FÉCUM est profondément déçue du budget déposé aujourd’hui par le gouvernement Holt. Bien que le secteur postsecondaire semble éviter le pire dans l’immédiat, les universités devront composer avec un gel des subventions de fonctionnement pour la prochaine année.
Cette annonce n’est pas une victoire pour la population étudiante, dont la seule certitude demeure une accélération de la hausse du coût des études. De plus, la qualité de l’éducation ne risque pas de s’améliorer si le maintien d’un statu quo déjà insuffisant est un défi.
« Quand on parle de financement postsecondaire, même une hausse est un recul si elle ne reflète pas l’inflation des coûts, et c’est déjà la norme plus que l’exception », indique Emma Raphaelle, la présidente de la FÉCUM, « mais là, 0% d’augmentation face à des dépenses qui augmentent de 3 à 4% - quand ça va bien - difficile de le voir autrement qu’une coupure. »
La présidente ne se berce pas d’illusions quant à qui va en subir les effets. « Je ne vois pas les universités se lancer dans des restructurations pour une année à 0%, et tout le monde impliqué dans cette décision sait que les personnes étudiantes vont finir par en payer le prix. »
Pourtant, une éducation supérieure accessible reste l’une des manières les plus efficaces de réduire la pression sur les services publics tout en appuyant la prospérité du secteur privé. Peu importe ce que l’avenir réserve au Nouveau-Brunswick, l’éducation postsecondaire fait partie des outils dont elle a besoin pour faire face aux défis.
Le désengagement de la province envers l’éducation postsecondaire va à l’encontre des besoins exprimés par la majorité des secteurs. « Il y a comme une déconnexion entre les besoins et les actions du côté du gouvernement », renchérit la présidente, « et si on veut se donner une chance d’améliorer notre situation à long terme, il faut absolument soutenir la jeunesse qui veut s’éduquer, qui veut rester au Nouveau-Brunswick. »
Les budgets universitaires nous donneront la pleine mesure de l’impact du gel annoncé aujourd’hui par la province, et qui reste à voir. La FÉCUM constate néanmoins que le fossé se creuse entre les objectifs de la province et les moyens qu’elle se donne pour les atteindre.
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