Moncton, le 26 février 2026 - M. le Ministre,
Alors que plusieurs scénarios de compressions pour les collèges et universités publiques sont à l’étude en vue du prochain budget provincial, nous souhaitons réaffirmer l’importance que revêt la formation postsecondaire pour l’avenir du N-B.
Nous croyons fermement que l’éducation est un continuum, où chaque composante est aussi critique que celle qui la précède, ou la suit. « Évidemment que c’est une bonne chose de vouloir renforcer l’éducation à la petite enfance, et en milieu scolaire », indique Emma Raphaelle, présidente de la FÉCUM, « mais renforcer l’éducation sans inclure le postsecondaire, ça nous semble être un pari dangereux ».
Cet avis est partagé par L’AFPNB, pour qui l’impact potentiel de ces compressions ne se limite pas aux campus universitaires mais s‘étend aux familles et à l’avenir socio-économique de la province.
« Les parents font déjà face à une pression financière importante. Si les subventions diminuent, la hausse des droits de scolarité devient presque inévitable, et ce sont les familles qui devront absorber le choc », affirme Annette Hondas, présidente de l’AFPNB. « L’accessibilité aux études postsecondaires est un pilier de la réussite de nos jeunes et de la vitalité de nos communautés francophones. »
La FÉCUM abonde dans le même sens: « Des changements de l’ordre de ce qui est discuté présentement, ça aura un impact massif et immédiat sur les personnes étudiantes - et leurs parents ne seront pas épargnés », ajoute la présidente. « La question est de savoir si ce qui peut être coupé sans mettre en péril la mission de l’institution permettrait de ne pas refiler la facture aux personnes étudiantes. Et à date, peu importe l’option retenue, c’est clair que la réponse est non. »
Le risque à plus long terme réside dans la réduction de l’accessibilité et de l’attractivité des études, sans oublier la perte d’opportunités qui en résulte au niveau de l’emploi. « Les parents veulent que leurs enfants puissent étudier ici, contribuer ici et bâtir leur avenir ici, au Nouveau-Brunswick », renchérit la présidente de l’AFPNB.
« Si on veut une relève qui aura un impact à long terme, la chose à faire reste de miser sur la jeunesse », ajoute Antoine Chiasson, président de la FJFNB, « nos membres au secondaire trouvent déjà la situation décourageante, et les compressions projetées par le gouvernement peuvent juste empirer les choses. »
Antoine Chiasson signale que ces inquiétudes surviennent alors qu’on note déjà une baisse des inscriptions francophones en provenance du Nouveau-Brunswick à l’Université de Moncton et au CCNB. « Si la jeunesse francophone quitte la province, comment s’imagine-t-on qu’on pourra préserver nos institutions? », demande le président de la FJFNB.
L’AFPNB, la FÉCUM et la FJFNB en viennent au même constat: le gouvernement risque de miner tous les efforts futurs en santé et en éducation dans sa quête d’économies à court terme. Face aux pénuries importantes de main-d’œuvre dans la plupart des domaines, nous considérons que toute forme de compression massive en éducation postsecondaire soulève de sérieuses questions de cohérence.
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Présidente Association francophone des Parents du Nouveau-Brunswick |
Président Fédération de la jeunesse francophone du Nouveau-Brunswick |
Présidente Fédération étudiante du Campus universitaire de Moncton |







