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Communiqués de presse

L'éducation n'est pas un outil politique

Détails
25 Février 2026

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Les coupures budgétaires proposées de $35-$50 millions menacent l'éducation postsecondaire au Nouveau-Brunswick.

Le 25 février 2026 - Les associations étudiantes des universités publiques du Nouveau-Brunswick s'unissent pour réagir à la proposition rapportée de coupures budgétaires de 35 à 50 millions de dollars pour le financement postsecondaire ainsi qu'à d'éventuelles fusions structurelles envisagées avant le budget provincial du 17 mars. Les répercussions de ces décisions dépassent largement les campus. Elles touchent l'accessibilité aux études, le développement de la main-d'oeuvre et la stabilité économique à long terme de la province. Les personnes étudiantes sont déjà à un point de rupture.

L'éducation postsecondaire au Nouveau-Brunswick devient de plus en plus coûteuse. Selon Statistique Canada, les droits de scolarité moyens pour les étudiantes et étudiants à temps plein au premier cycle dans la province approchent les 10 000 $ par année pour les étudiantes et étudiants canadiens, plaçant ainsi donc le Nouveau-Brunswick parmi les provinces les plus chères au pays. Lorsque les droits de scolarité augmentent et que les subventions diminuent, l'accès se restreint. L'éducation ne devrait pas être un privilège.

La baisse des inscriptions n'est pas le résultat d'un trop grand nombre de campus ou d'un accès régional excessif. Elle est la conséquence de la hausse des coûts et du recul de l'investissement public. Lorsque le financement gouvernemental diminue, les universités augmentent les droits de scolarité. Les étudiantes et étudiants ne choisissent pas délibérément de se mettre à l'écart : Ils n'ont tout simplement pas les moyens de fréquenter l'université. Si les inscriptions diminuent, la solution n'est pas la consolidation ... C'est l'accessibilité!

Des coupures budgétaires de 35 à 50 millions de dollars auraient des conséquences pesantes pour les communautés du Nouveau-Brunswick. Des réductions de cette ampleur entrainent généralement des hausses de droits de scolarité, des fermetures de programmes et des pertes d'emplois. Lorsqu'un campus se contracte, les marchés locaux, les petites entreprises, les activités de recherche et les services communautaires en subissent également les contrecoups.

Dans une province qui fait déjà face à une baisse des inscriptions et à des défis de rétention des diplômé-es, l'assèchement budgétaire ne règle pas le problème : elle risque d'affaiblir les institutions mêmes qui soutiennent notre main-d'oeuvre, nos économies régionales et l'avenir de nos communautés particulièrement au moment où les départs à la retraite annuels au Nouveau-Brunswick ont presque doublé au cours des deux dernières décennies, créant des milliers de postes vacants en santé, dans les métiers spécialisés, en éducation et dans les services publics, là où les établissements postsecondaires demeurent des piliers essentiels pour combler ces besoins.

Lors de la campagne provinciale de 2024, la Première ministre Susan Holt déclarait : « Les étudiantes et étudiants du Nouveau-Brunswick méritent un système d'éducation dans lequel ils peuvent s'épanouir. .. le système est sous-financé, en sous-effectif et a besoin d'un appui immédiat. » Ces paroles ont du poids. Si le système est sous-financé et a besoin de soutien, réduire son financement jusqu'à 50 millions de dollars envoie un message contradictoire. Dans un temps où les taux de participation demeurent inférieurs à la moyenne nationale et où les pénuries de main-d'oeuvre continuent de s'accentuer, renforcer l'éducation postsecondaire devrait être une priorité, et non une cible de suppressions.

Les personnes étudiantes s'attendent à ce que les personnes élues respectent les engagements qui leur ont valu la confiance du public.

Avant la finalisation du budget du 17 mars, les associations étudiantes du Nouveau-Brunswick demandent formellement une rencontre urgente avec les représentantes et représentants du gouvernement. Des décisions de suppressions d'une ampleur de 35 à 50 millions de dollars et de potentielles fusions institutionnelles ne peuvent être prises sans transparence ni consultation. Il ne s'agit pas d'ajustements mineurs. Ce sont des choix qui façonneront l'avenir de la province et de son système éducatif. Les personnes étudiantes doivent être inclus dans les décisions qui définissent notre avenir.

Nous reconnaissons les pressions budgétaires auxquelles fait face la province. Toutefois, réduire les investissements en développement de la maind'oeuvre en pleine pénurie de personnel compromet la viabilité financière à long terme. L'éducation postsecondaire n'est pas une dépense discrétionnaire : c'est un investissement public dans la main-d'oeuvre, les communautés et la prospérité à long terme· du Nouveau-Brunswick.

Les choix faits dans ce budget détermineront qui pourra accéder aux études, si les diplômé-es demeureront dans la province et comment évolueront nos économies régionales dans les années à venir. Les associations étudiantes du Nouveau-Brunswick sont unies pour réclamer un leadership responsable.

Nous sommes prêtes et prêts à rencontrer. Nous sommes prêtes et prêts à contribuer. Nous sommes prêtes et prêts à protéger l'avenir de l'éducation postsecondaire au Nouveau-Brunswick.

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