COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Selon les détails du budget provincial 2025-2026, les universités publiques de la province peuvent s’attendre à une augmentation de 2,3% (au maximum) de leur financement de base. C’est clairement insuffisant face aux défis qui attendent l’Université durant la prochaine année. Les coûts d'infrastructure continuent d’augmenter (coût de l’électricité, chauffage, rénovation des bâtiments vieillissent, etc.), en plus des défis causés par les restrictions sur les visas étudiants, qui compliquent le recrutement et la croissance. Pour toutes ces raisons, la FÉCUM s’inquiète de voir comment l’Université de Moncton parviendra à présenter un budget équilibré en avril 2025.
Nous avons déjà dépassé le point où l’éducation universitaire devient un privilège et non un droit. La plupart des programmes d’aide financière aux personnes étudiantes ont fait l’objet d’investissements réduits ou ont carrément disparu au cours des dernières années. Le seul appui significatif qui demeure est le retrait de l’intérêt sur les prêts étudiants. Et là encore, le montant économisé est proportionnel au montant emprunté.
« Si on espère limiter les dégâts, les membres du Conseil de l’Université de Moncton devront prendre des décisions difficiles, sinon ça sera la communauté étudiante qui va en payer le prix une fois de plus. » indique le président de la FÉCUM, Alexandre Levesque.
Face au sous-financement continu, l’Université doit agir de façon décisive. « Il est temps que l’on applique la convention collective du corps professoral telle que signée et qu’on cesse de donner des crédits de dégrèvement comme des bonbons. L’Université doit aussi réfléchir aux moyens potentiels de moderniser la livraison des cours, à l’échelle du réseau, et cesser de fonctionner comme si ce qu’elle fait depuis des décennies est efficace » poursuit M. Levesque.
Depuis trop longtemps, les gouvernements et les administrations universitaires se fient sur les personnes étudiantes pour payer leur manque d’action. On ne règlera jamais la pénurie de personnel dans nos écoles, notre système de santé et dans nos services publics provinciaux en rendant l’éducation postsecondaire moins accessible.
- 30 -
Pour information ou entrevue:
Nina Rougerie | Agente de communication
506-295-0850 | [email protected] | www.fecum.ca
Fédération étudiante du Campus universitaire de Moncton (FÉCUM)




